05.11.2009

Le blog (??) du paléographe aux AD 54

blogpaleo54.jpgLes AD de Meurthe-et-Moselle ont dédié un blog à la paléographie ! Manifestement tout récent ( 3 posts du 28 octobre 2009), il complète les exercices de paléo proposés en ligne.

L'idée est sympa, mais le blog est-il vraiment l'outil adapté au projet ? J'en doute. Pour chaque exercice de transcription proposé, il est publié un post dont le titre correspond à celui de l'exercice, et dont le texte ne varie guère : "Postez ici vos questions techniques sur la transcription : difficultés à lire un mot, une abréviation, image trop floue…'

C'est un forum, pas un blog... D'autant plus difficile de s'y retouver que le blog ne fait pas de lien explicite aux exercices (en revanche, des exercices, on accède aisément au blog, c'est vrai).

De la difficulté d'apprivoiser le web 2.0 !

 

 

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31.10.2009

Un blog dédié aux Archives départementales du Val-de-Marne

blog_valmarne.jpg

Jolie initiative (des Archives du Val-de-Marne ?) : un blog tourné vers l'histoire locale et tenu par, nous dit-on, les archivistes du service.

"Ce blog met en ligne les notes prises, au cours du temps, par les archivistes lors de recherches sur l'histoire locale du Val-de-Marne. Ces notes ne veulent en aucun cas remplacer les recherches que chaque chercheur internaute peut faire à partir des bases de données accessibles par le site internet des Archives. Cependant vous y trouverez en plus des conseils d'orientation de recherches, des sources complémentaires inédites..."

Je crois que c'est une grande première dans le paysage archivistique français, alors, bravo ! Mais, il faudrait le nourrir plus régulièrement (nous n'avons accès qu'à deux posts et le dernier date du mois d'août) et l'ancrer sur le site internet des AD (sauf, bien sûr, s'il ne s'agit pas d'une intiative des AD, mais dans ce cas, mieux vaut être clair !). Et puis, la plate-forme Hautetfort permet plein de choses sympas et fonctionnelles, complètement ignorées ici.

L'idée est excellente, exploitez-la pour de vrai. -)

 

 

 

 

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04.09.2009

Le site de l'INA se modernise

Le site de l'INA ressemble dorénavant beaucoup à celui de Youtube et propose des fonctionnalités auxquels de nombreux internautes sont habitués : playlist, possibilité de commenter ou d'évaluer, (tiens, pas de possibilité de taguer), de partager par mèl ou sur les principaux  sites sociaux et surtout, surtout, possibilité d'insérer une vidéo dans un blog ou un site internet. Je ne résiste pas à "embarquer" cette délicieuse visite des Archives nationales en 1958, que j'avais déjà repérée mais sur laquelle je n'avais pu que faire un lien dans un de mes précédents posts.

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12.08.2009

Guide de l'archiviste 2.0

Via ArchivesNext

La SAA (Society of American Archivists) a mis en ligne un guide de l'archiviste 2.0, The Interactive archivist., synthèse bien plus complète et plus pratique que mes posts dispersés sur la question.

Au sommaire : notions générales, exemples et études de cas pratiques ou comment certains services d'archives utilisent  blogs, wikis, ou sites sociaux pour faire découvrir à un plus large public leurs collections, leurs services et permettre aux utilisateurs de vraiment se les approprier.

Les applications réalisées par les services d'archives sont recensées via un compte Delicious.

20:03 Publié dans Archives, Publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0 |

27.07.2009

Des services d'archives sur Flickr et Youtube

Après les musées et les bibliothèques, les services d'archives se décident eux-aussi à investir Flickr et Youtubes : archives nationales des USA (Youtubes, Flickr), du Royaume-Uni (Flickr , Youtubes), néerlandaises (Flickr, Youtubes),  australiennes (Flickr).

Les archives nationales néerlandaises ont mis en ligne leur retour d'expérience Flickr. Elles ont démarré le 21 octobre 2008 en mettant 771 photographies en ligne. Cela a tout de suite été un grand succès, car l'initiative a été fortement médiatisée dans la presse et a bénéficié d'un passage au journal télévisé : dès les 15 premiers jours, les internautes ont visualisé 400 000 pages, et en six mois plus d'un million !

Très grand succès donc, quand NARA et TNA peinent à trouver un public. NARA est présent sur Flickr depuis quelques semaines seulement. Cela est loin d'avoir déclenché un phénomène comparable au raz de marée néerlandais : les près de 500 photos réparties entre 5 albums totalisent moins de 2000 visites. TNA , qui semble avoir débuté en novembre 2008, n'a mis qu'environ 150 photos vues environ 1000 fois.

Sur Youtubes, les tendances s'inversent : les deux films mis en ligne par les archives néerlandaises font un flop puisqu'ils totalisent seulement 1500 vues depuis décembre 2008. TNA, avec un compte ouvert depuis le mois de mars 2008, diffuse une vingtaine de films visionnés plus de 140 000 fois. NARA , inscrit depuis début juin,  propose une quarantaine de films, visualisés environ 27 000 fois.

Il faudrait bien sûr pondérer les différences de fréquentation en tenant compte notamment de la population de chaque pays, de la langue, du temps de présence, mais la nature de l'offre semble jouer un rôle important. Sur Flickr,  l'offre des archives nationales néerlandaises semble avoir été constituée en fonction de ce qu'elles pensaient savoir des intérêts de la "communauté" Flickr. Elles ont aussi eu recours à des textes d'accompagnement bilingues (anglais et néerlandais). En revanche, sur Youtubes, elles offrent deux épisodes d'un film institutionnel pas mal foutu d'ailleurs, une fiction destinée à illustrer l'intérêt et l'enjeu de la numérisation et de l'informatisation des archives, au service de l'histoire et au service de la démocratie (j'ai pas tout compris, c'est en néerlandais, bien sûr). Le choix des photographies fait par TNA et NARA semble plutôt découler de la volonté de montrer un panel des richesses de l'institution (avec le choix pour NARA de montrer beaucoup de reproductions de documents textuels). Sur Youtubes, NARA mêle deux genres : la promotion de l'institution avec un film phare et la diffusion de films d'archives. TNA a obtenu un grand succès en diffusant des films sur les archives liées aux OVNIS.

A signaler : en France, les archives municipales de Lyon pourront se flatter, je crois, d'avoir été le premier service d'archives français à ouvrir un compte Flickr. Mais, faudra peut être en revoir le contenu : pas très courus, les portraits des maires de Lyon !

 

 

 

 

 

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29.01.2009

Gallica2 : chic et toc ?

A partir de mi-février, Gallica2 remplacera définitivement Gallica.

Gallica2, c'est fun, c'est web 2.0 :

- espace personnel où tu peux constituer ta bibliothèque personnelle et tagger tes livres (YES !)

- fil rss sur ta recherche préférée (YES !)

- widget que tu peux embeder sur ton blog (YES !)

Bon, c'est vrai, l'affichage et le feuilletage des ouvrages est un peu crispant mais ça ne gêne que ceux qui veulent lire le texte et ils finissent par s'habituer à l'inconfort. A comparer avec l'affichage Google books, d'une fluidité trop louche pour être honnête : la culture, ça se mérite ! Bon, c'est vrai aussi qu'aucun utilisateur de liseuse électronique n'a trouvé le moyen de lire dessus un fichier pdf téléchargé sur Gallica, sauf un au prix de nombreuses heures de travail et le résultat a failli le rendre fou de déception. Mais, c'est quoi cette minorité de privilégiés qui trouve naturel de se balader avec 160 bouquins au fond de leur sac ?

09:35 Publié dans Bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0, site internet |

10.01.2009

Le projet photonormandie sur flickr en détail

J'ai déjà parlé du projet Photonormandie sur Flickr, piloté par Patrick Peccatte. Je crois qu'on peut le qualifier de pionnier, maintenant que même la bibliothèque du Congrès se sert de Flickr comme d'une plate-forme de diffusion et de redocumentarisation. Son papa nous livre dans un slide très bien fait un retour d'expérience très intéressant.

Allez, il est tellement bien que je l'embed

LHIVIC-PhotosNormandie

13:20 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0 |

14.11.2008

Mais qu'il est bien, le site de l'INA !

Tout pour plaire, ina.fr !

Ergonomie générale bien étudiée, accès dédiés (grand public, professionnels, universitaires), parcours diversifiés dont certains spécialement conçus dans une perspective pédagogique (Jalons du temps présent, initiative soutenue par l'Education nationale dont on trouvera une bonne description dans cet article d'Histoire@Politique).

Et l'INA sait tirer parti de toutes les ressources du WEB et se disséminer pour mieux partir à la conquête du grand public : netvibes, dailymotion (avec concours de remix), youtube (certaines vidéos vues de 15 000 à 20 000 fois), facebook (1500 amis).

 

08:57 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site internet, web 2.0 |

06.09.2008

J'attends mon carnet 2.0

Vous voulez offrir aux internautes qui fréquentent le site de votre services d'archives un espace personnel sur lequel ils pourraient, à la manière de Gallica, conserver et organiser leurs ressources favorites ? Moi, j'en ai rêvé, d'un outil qui permettrait de stocker et organiser toutes les références aux documents que l'on souhaite consulter à partir des inventaires mis en ligne comme aux documents numérisés accessibles en ligne, puis de marquer ces documents comme consultés au fur et à mesure de l'avancée de ses recherches, faire des commentaires ("incontournable", "rien trouvé dans cette liasse", "ne pas oublier de commander une reproduction"). Un peu comme dans Gallica2, quoi. STOP !

A lire le rapport sur les usages de Gallica, on s'aperçoit que même les utilisateurs les mieux disposés peinent à s'approprier ce type de fonctionnalité. C'est mon cas, et pour dire vrai, j'ai créé des espaces personnels sur tous les sites où j'ai pu le faire. Je me souviens que j'en ai un sur Gallica2, sur Googlebooks, sur le site de TNA mais c'est peut-être bien celui de NARA, je crois que j'en ai un sur le site des AD des Yvelines (mais c'est un peu particulier, c'était pour tester l'annotation collaborative). J'ai oublié les autres, et de ceux dont je me souviens j'ai oublié les identifiants et les mots de passe ! Quand je veux vraiment pointer une ressource, j'en reste à mes favoris Google ou à mon delicious, c'est quand même plus simple et plus efficace de tout regrouper, même si je ne peux pas faire tout ce dont je rêve avec ces outils. Si je me place du point de vue de l'utilisateur, je dois bien constater que la multiplication des espaces personnels ne m'apporte rien et m'embrouille plutôt.

Alors, j'attends avec impatience la sortie de Mon carnet 2.0,  MC2 pour les intimes, dont les principales fonctionnalités consisteront en  :

  • un espace personnel aux chercheurs permettant d’annoter et de classer des méta-données issues d’entrepôt OAI-PMH pré-moissonnés. Autrement dit, je peux travailler à la fois sur des données en provenance de Gallica, de Hal ou de tout autre entrepôt OAI.

  • la possibilité de soumettre au gestionnaire des nouveaux entrepôts à moissonner

  • la possibilité de tager (à la façon “web 2.0”) les méta-données

  • une gamme d’outils/formats d’inter-connexion de ces listes avec les outils utilisés par les chercheurs pour gérer leurs ressources numériques (EndNote, Zotero, Word via RTF, OpenOffice Writer, etc).

Une maquette a été présentée lors de l’Université d’été du TGE ADONIS (sept. 2008) et une version 0.1 sera proposée en téléchargement au début du mois de décembre 2008.

 

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14.08.2008

Usages communautaires et collaboratifs de Gallica

On trouvera sur le site de la BNF un Rapport d'étude sur les usages communautaires et collaboratifs, sur place et à distance, des ressources numérisées de la BnF, réalisé par la société Plein Sens.

Soyons clairs, d'usage communautaire et collaboratif des ressources numérisées de la BNF, il n'y en a pas à l'heure actuelle. Toute la problématique étant bien sûr d'essayer de dégager les usages qui pourraient se mettre en place, de la part de quels usagers et par quelle offre de services les susciter ou les soutenir.

Au fait, pourquoi ? Je veux dire pourquoi vouloir développer les usages communautaires et collaboratifs et pourquoi aller demander une étude à ce sujet à une société ? Le rapport ne dit pas grand chose sur la façon dont la demande a été formulée par la Bnf, mais fait état d'une forte volonté de la part des équipes chargées de Gallica de « développer des fonctionnalités » et "de proposer une offre de bon niveau dans un contexte perçu comme concurrentiel", sans trouver d'écho auprès des autres secteurs de la Bnf, qui se sentent manifestement peu concernés par Gallica. Alors, dans ce contexte, recourir à un avis extérieur, c'était peut-être une façon de trouver un médiateur, et de renouer à l'intérieur de la Bnf les liens nécessaires pour donner tout son sens à ce projet, sens qui semble passer par une subtile alchimie entre fonctionnalités techniques, contenu et anticipation des usages.

L'étude établit un très intéressant benchmark (selon wikipedia, point de référence servant à effectuer une mesure) à partir de sites divers et des usages collaboratifs qu'ils supportent (projet Gutemberg, Google Books, World digital library en projet, Library of Congress, Bibliothèque et archives du Canada, bibliothèque espagnole Miguel Cervantes, Worldcat, COnnotea, CiteUlike, European Library, portail Michael, Hal;, Amazon, Wikipedia...Ne pas oublier de consulter les annexes pour avoir une bonne vision de l'analyse) qui permettent aux auteurs de dégager les 8 points clefs qui leur semblent les conditions du succès : l'existence d'une taille critique, en deça de laquelle les pratiques communautaires ne peuvent se mettre en place ou jouer à plein ; les règles et les équilibres communautaires, à penser dès la mise en place d'un site ; l'extension et l'activité communautaire sur Internet, hors du site d'origine ; l'accueil des nouveaux arrivants ; l'effacement institutionnel ; un dialogue structurant entre l'expert et l'internaute ; la mise en valeur de l'activité des membres de la communauté ; les spécificités de certaines communautés, notamment celles des chercheurs (spécificités reflétées par Hal) et des généalogistes.

Le Benchmark est complété par une étude des pratiques des usagers, à partir des 1269 réponses à un questionnaire en ligne et, surtout, d'une quarantaine d'entretiens semi-directifs menés à la suite de cette première enquête, auprès d'internautes s'étant portés volontaires, ainsi que de trois entretiens de groupe, l'un avec des "passionnés divers", l'autre avec des "connaisseurs communautaires (des professionnels du web 2.0, en somme), le dernier, interne à la Bnf, sur la pédagogie des nouveaux services. Tout cela permet de mettre en lumière :

- un très fort attachement à Gallica de la part des internautes interrogés (avec notamment un rituel lié à la mise à disposition mensuelle de nouveaux documents numérisés, partagés par assez d'internautes pour faire boguer le système en début de mois), renforcé par la garantie institutionnelle de la Bnf, source de la fiabilité reconnue à Gallica ;

- mais une grande incompréhension du projet en lui-même (politique de numérisation incompréhensible pour les internautes, ou comme le formulent les professionnels consultés, une "base line" illisible alors qu'elle devrait pouvoir se résumer en une "signature, par exemple "Gallica, les trésors du livre français en ligne"), mais aussi du positionnement de Gallica par rapport au site de la Bnf, ainsi que des fonctionnalités offertes par Gallica2 (l'espace personnel, notamment, qui apparaît à certains comme le prélude à une consultation payante). Les utilisateurs interrogés sont peu demandeurs de fonctionnalités collaboratives (l'étude semble même souligner une véritable défiance "des professionnels de la recherche", attachés au secret en ce qui concerne la teneur et l'avancement de leurs recherches). Mais quelques pistes se dégagent tout de même : contextualisation des documents et conseils par des professionnels de la Bnf, possibilité de signaler des erreurs dans les tables des matières notamment et de participer à la construction de ces tables, partager des bibliographies, recommandation automatique d'ouvrages comme sur Amazon. Les professionnels, quant à eux, conseillent plutôt de renforcer et d'améliorer la personnalisation avant de passer à des fonctionnalités réellement collaboratives.

- l'inadéquation de la personnalisation développée sur Gallica2, qui apparait comme doublement plaquée : plaquée d'un point de vue ergonomique (l'ergonomie du site devrait amener l'internaute à s'en emparer tout naturellement alors qu'à l'heure actuelle les fonctionnalités offertes suscitent méfiance ou interrogation), et plaquée sur les attentes des internautes (qui n'en comprennent pas l'utilité). Le tout accentué par un manque de pédagogie.

- La nécessité d'établir une convergence plus grande de Gallica avec le reste de l'univers Internet.

A lire, vraiment, et sans doute à compléter avec un rapport du même type sur Europeana, signalé récemment par J.-M. Salaün, Europeana : rapport de bilan sur les usages et attentes des utilisateurs / Noémie Lesquins.- Juin 2007. (Pour être honnête, pas encore lu !). Si, si, même les archivistes devraient y trouver matière à réflexion et peut-être nous permettre de dépasser les questions du type : faut-il obliger les internautes à s'inscrire pour leur permettre de consulter les archives en ligne ? :-))

 

 

 

14:14 Publié dans Publics | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : site internet, web 2.0, enquête |

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