14.08.2008
Usages communautaires et collaboratifs de Gallica
On trouvera sur le site de la BNF un Rapport d'étude sur les usages communautaires et collaboratifs, sur place et à distance, des ressources numérisées de la BnF, réalisé par la société Plein Sens.
Soyons clairs, d'usage communautaire et collaboratif des ressources numérisées de la BNF, il n'y en a pas à l'heure actuelle. Toute la problématique étant bien sûr d'essayer de dégager les usages qui pourraient se mettre en place, de la part de quels usagers et par quelle offre de services les susciter ou les soutenir.
Au fait, pourquoi ? Je veux dire pourquoi vouloir développer les usages communautaires et collaboratifs et pourquoi aller demander une étude à ce sujet à une société ? Le rapport ne dit pas grand chose sur la façon dont la demande a été formulée par la Bnf, mais fait état d'une forte volonté de la part des équipes chargées de Gallica de « développer des fonctionnalités » et "de proposer une offre de bon niveau dans un contexte perçu comme concurrentiel", sans trouver d'écho auprès des autres secteurs de la Bnf, qui se sentent manifestement peu concernés par Gallica. Alors, dans ce contexte, recourir à un avis extérieur, c'était peut-être une façon de trouver un médiateur, et de renouer à l'intérieur de la Bnf les liens nécessaires pour donner tout son sens à ce projet, sens qui semble passer par une subtile alchimie entre fonctionnalités techniques, contenu et anticipation des usages.
L'étude établit un très intéressant benchmark (selon wikipedia, point de référence servant à effectuer une mesure) à partir de sites divers et des usages collaboratifs qu'ils supportent (projet Gutemberg, Google Books, World digital library en projet, Library of Congress, Bibliothèque et archives du Canada, bibliothèque espagnole Miguel Cervantes, Worldcat, COnnotea, CiteUlike, European Library, portail Michael, Hal;, Amazon, Wikipedia...Ne pas oublier de consulter les annexes pour avoir une bonne vision de l'analyse) qui permettent aux auteurs de dégager les 8 points clefs qui leur semblent les conditions du succès : l'existence d'une taille critique, en deça de laquelle les pratiques communautaires ne peuvent se mettre en place ou jouer à plein ; les règles et les équilibres communautaires, à penser dès la mise en place d'un site ; l'extension et l'activité communautaire sur Internet, hors du site d'origine ; l'accueil des nouveaux arrivants ; l'effacement institutionnel ; un dialogue structurant entre l'expert et l'internaute ; la mise en valeur de l'activité des membres de la communauté ; les spécificités de certaines communautés, notamment celles des chercheurs (spécificités reflétées par Hal) et des généalogistes.
Le Benchmark est complété par une étude des pratiques des usagers, à partir des 1269 réponses à un questionnaire en ligne et, surtout, d'une quarantaine d'entretiens semi-directifs menés à la suite de cette première enquête, auprès d'internautes s'étant portés volontaires, ainsi que de trois entretiens de groupe, l'un avec des "passionnés divers", l'autre avec des "connaisseurs communautaires (des professionnels du web 2.0, en somme), le dernier, interne à la Bnf, sur la pédagogie des nouveaux services. Tout cela permet de mettre en lumière :
- un très fort attachement à Gallica de la part des internautes interrogés (avec notamment un rituel lié à la mise à disposition mensuelle de nouveaux documents numérisés, partagés par assez d'internautes pour faire boguer le système en début de mois), renforcé par la garantie institutionnelle de la Bnf, source de la fiabilité reconnue à Gallica ;
- mais une grande incompréhension du projet en lui-même (politique de numérisation incompréhensible pour les internautes, ou comme le formulent les professionnels consultés, une "base line" illisible alors qu'elle devrait pouvoir se résumer en une "signature, par exemple "Gallica, les trésors du livre français en ligne"), mais aussi du positionnement de Gallica par rapport au site de la Bnf, ainsi que des fonctionnalités offertes par Gallica2 (l'espace personnel, notamment, qui apparaît à certains comme le prélude à une consultation payante). Les utilisateurs interrogés sont peu demandeurs de fonctionnalités collaboratives (l'étude semble même souligner une véritable défiance "des professionnels de la recherche", attachés au secret en ce qui concerne la teneur et l'avancement de leurs recherches). Mais quelques pistes se dégagent tout de même : contextualisation des documents et conseils par des professionnels de la Bnf, possibilité de signaler des erreurs dans les tables des matières notamment et de participer à la construction de ces tables, partager des bibliographies, recommandation automatique d'ouvrages comme sur Amazon. Les professionnels, quant à eux, conseillent plutôt de renforcer et d'améliorer la personnalisation avant de passer à des fonctionnalités réellement collaboratives.
- l'inadéquation de la personnalisation développée sur Gallica2, qui apparait comme doublement plaquée : plaquée d'un point de vue ergonomique (l'ergonomie du site devrait amener l'internaute à s'en emparer tout naturellement alors qu'à l'heure actuelle les fonctionnalités offertes suscitent méfiance ou interrogation), et plaquée sur les attentes des internautes (qui n'en comprennent pas l'utilité). Le tout accentué par un manque de pédagogie.
- La nécessité d'établir une convergence plus grande de Gallica avec le reste de l'univers Internet.
A lire, vraiment, et sans doute à compléter avec un rapport du même type sur Europeana, signalé récemment par J.-M. Salaün, Europeana : rapport de bilan sur les usages et attentes des utilisateurs / Noémie Lesquins.- Juin 2007. (Pour être honnête, pas encore lu !). Si, si, même les archivistes devraient y trouver matière à réflexion et peut-être nous permettre de dépasser les questions du type : faut-il obliger les internautes à s'inscrire pour leur permettre de consulter les archives en ligne ? :-))
14:14 Publié dans Publics | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : site internet, web 2.0
09.07.2008
TNA et internet : une stratégie globale
TNA (Archives nationales du Royaume-Uni) vient de rendre publique la nouvelle stratégie qu'elle compte adopter vis-à-vis d'internet, compte-tenu des récentes évolutions qui ont affecté le Web, devenu une gigantesque base de données dans laquelle l'utilisateur peut puiser à différentes sources des données et les agréger de manière à répondre à ses besoins, dont l'accès à tout moment et de tous lieux à partir à partir d'outils mobiles se généralise, duquel les internautes attendent des services en ligne personnalisés, complets et quasi-instantanés, qui permet de réutiliser de plusieurs manières les données publiques.
Le document me semble doté d'un plan un peu confus mais il en ressort assez clairement qu'il ne s'agit pas seulement de définir une stratégie pour internet, mais bien de placer internet au coeur des projets et des missions de TNA. Le premier des principes sur lesquels doit s'appuyer la démarche affirme clairement :
"We are defined by our online presence. Our online developments will realise the Vision and strengthen our role in providing public services".
TNA va donc profondément revoir la façon dont elle assure sa présence sur le Web :
- D'abord en en restructurant le contenu, qui sera proposé sur six sites complémentaires, dont l'accès se fera à partir d'un portail commun et dont chacun sera dédié à une facette de son activité : un site "Records" pour l'accès aux inventaires et aux documents numérisés, "Education" qui offrira des ressources pédagogiques, "Information management" à destination des organismes publics, "Legislation" pour offrir un accès aux textes législatifs, "Gazette" pour la diffusion d'informations légales et réglementaires. A ces sites, s'ajoutera un site "Corporate", destiné à présenter TNA. Les sites devront être résolument "user-centered' (même si l'expression n'est jamais utilisée dans le rapport), et un grand ménage sera fait dans les contenus actuels pour en améliorer la qualité, remédier aux redondances, etc.
- Ensuite en veillant à la structuration des données mises en ligne de manière à favoriser, voire susciter, leur réutilisation par d'autres et de participer à la construction du Web sémantique.- Enfin en créant un environnement et une organisation propice à la poursuite de ces objectifs, en associant étroitement au projet les différentes composantes de TNA.
Comme évoqué plus haut, la démarche est basée sur 10 principes, que je vous livre en version originale :
1. We are defined by our online presence. Our online developments will realise the Vision and strengthen our role in providing public services.
2. We are part of the web. We will respect and take advantage of the way the Internet works.
3. We will do the things only we can do and do them really well, enabling others to add value where they can.
4. We will understand the audiences we serve and build services that meet their needs and expectations. User-centred design is core to this.
5. Accessibility is not optional. We will design services so that they can be used by anyone, with any ability.
6. We will innovate to the benefit of our users, anticipating needs not yet fully articulated.
7. We will design flexibly for the future, considering the needs of developers and machines.
8. We will develop content and services that work across multiple devices.
9. Organisation, quality and ownership of content is all important.
10. Evaluation, sustainability and exit strategies will be in place for all our online projects.
11:28 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site internet
07.07.2008
Site internet des Archives nationales du Luxembourg : bravo
Je suis allée faire un tour sur le nouveau site des Archives nationales du Luxembourg, dont Archinet a annoncé dernièrement la mise en ligne. Il est tout simplement excellent par sa simplicité et sa sobriété : pas de blabla, phrases courtes, texte aéré. Brillante idée que de présenter un guide du lecteur sous forme vidéo. Intéressante initiative que de proposer un forum, même si, pour l'instant, il n'est guère actif (deux contributions). Bref, pensé pour le lecteur (ou pour le "client", comme semblent dire nos amis luxembourgeois). Bravo !
08:57 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site internet
10.06.2008
Le projet de portail archivistique européen
Le ministère espagnol de la culture a mis en ligne une présentation qui permet d'en savoir un peu plus sur le projet de portail archivistique européen, dont j'ai eu vent au mois de janvier dernier. Si je comprends bien (la présentation est succincte), outre un accès vers les archives (leur description ou leur consultation en ligne, avec au final 16 millions d'unités de description et 31 millions d'images) et vers Europeana avec laquelle il doit être interopérable, le portail devrait offrir une information sur la conservation et la prévention des désastres, les archives électroniques, la législation archivistique, concourir également à la prévention des vols. Le groupe de travail, coordonné par l'Espagne, se donne trois ans pour en venir à bout.
08:23 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site internet
22.05.2008
Digital Vaults ou l'innovation qui fait pschiit
Via le blog espagnol @rchivista, j'ai appris l'existence de Digital Vaults, qui propose 1200 documents tirés des collections de NARA. Conçu dans le cadre du "National Archives Experience", porté par la Fondation pour les Archives nationales, ce site est la déclinaison virtuelle du "Public Vaults", exposition permanente de documents présentée sur le site des Archives nationales à Washington. Son originalité lui a valu d'être nominé pour le prix Webby, organisé par The International Academy of Digital Arts and Sciences et qui vise à récompenser l'excellence sur Internet.
C'est vrai qu'il est étonnant ce site, au point d'en être déconcertant au premier abord, avec son design léché et cette mosaïque d'images qui ne cesse de se recomposer au fur et à mesure que l'on clique sur l'une d'elles, en fonction des tags qui y sont associés : l'application affiche par défaut toutes les images qui partagent au moins un tag (= un mot clef) avec celle qu' a sélectionnée l'internaute, l'incitant à naviguer au gré des associations ainsi engendrées. Il se voit aussi offrir quelques fonctionnalités "2.0" : constituer sa propre sélection ; jouer à retrouver une photo à partir de sa légende ou d'une question afin de reconstituer un "pathway" ou créer son propre "pathway" ; créer son propre poster ou son propre diaporama.
Une fois passé le 1/4 d'heure de découverte, tout ça s'avère en fait un peu ennuyeux, d'autant plus que les fonctionnalités qui semblaient les plus innovantes, la création de poster et de diaporama, sont en vérité assez limitées par le fait qu'on ne peut intégrer que des documents présents sur le site et surtout par le fait qu'on ne peut pas les exploiter en dehors du site (notamment par le biais d'un widget insérable sur un blog ou un autre site internet comme le permet Youtube par exemple). Tout ça pour quoi, au juste ? Au final, j'ai surtout eu l'impression d'avoir affaire à une espèce de galerie d'images d'Epinal, dont la contextualisation minimale semble être au service d'un discours très consensuel et très basique sur l'histoire américaine.
10:42 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site internet, exposition
14.05.2008
Le site de la direction des archives de France évolue (un peu)
Derrière une page d'accueil restée inchangée, le site internet de la direction des archives de France a enfin achevé sa mue, en cours depuis déjà quelque temps. Rien de révolutionnaire, mais le changement est appréciable tant la précédente version était foutraque. C'est fou, la rubrique Actualités offre un fil RSS ! Oui, mais pas sur la page du bulletin de l'EAD, on espère qu'ils penseront à annoncer la prochaine parution dans la rubrique Actualités. Je ne sais pas trop où est passé le bulletin consacré aux archives électroniques. J'ai essayé de le trouver avec le moteur Google proposé à la rubrique rechercher, pas possible de le trouver, les occurrences recensées aboutissent sur la page d'accueil, pas grave, je ne le lisais jamais. C'est pratique, maintenant, je peux aisément mettre un signet sur chaque page (eh oui, avant, cela n'était pas très facile) ! Il y a pas à dire, c'est mieux même s'il y a encore des rubriques en construction ou des liens qui ne mènent nulle part.
18:27 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site internet
26.01.2008
A propos de portails
Depuis que Christine Albanel nous a annoncé la prochaine ouverture (février ou au plus tard au printemps) d'un nouveau portail dédié à la généalogie, je bous d'impatience et de curiosité à l'idée de voir le successeur de France-généalogie.fr, lequel m'a déjà tout l'air d'avoir subi un léger reliftage par rapport à ce que j'en disais il y a quelques temps, puisqu'on y trouve maintenant (je suis quasiment sûre que ce n'était pas le cas lors de mes premières explorations) la liste de toutes les bases nationales ou locales que l'on peut trouver sur internet outre les 4 auxquelles permet d'accéder Nomina). Depuis que le ministère de la culture espagnol a annoncé qu'il va piloter la mise en place d'un portail européen des archives, lequel sera fonctionnel d'ici trois ans, je cherche fébrilement des infos de source française sur la question. Le projet, auquel se sont associés 12 états européens (dont la France) vient de recevoir l'appui de la Commission européenne et sera financé à hauteur de 3 millions d'euros par le programme e-contentplus.
09:30 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site internet
02.01.2008
Le portail documentaire de la cité de l'architecture et du patrimoine
Le dernier bulletin de l'EAD a attiré mon attention sur la mise en ligne des instruments de recherche du centre d'archives d'architecture du XXe siècle, aboutissement d'un projet débuté en 2OO5, dont la responsable, Sonia Gaubert, retrace ici les grandes lignes.
Et c'est une vraie réussite, sur laquelle je ne gloserai pas dans la mesure où les quelques lignes de Sonia Gaubert disent tout bien mieux que je ne pourrais le dire. J'apprécie tout particulièrement l'intégration d'images à divers niveaux de la hiérarchie (sorte de balisage qui permet de mieux comprendre la nature des documents décrits, leur intérêt et parfois, comme le souligne Sonia Gaubert, éviter un déplacement ou suggérer d'autres pistes de consultation). C'est une pratique assez rare, en tout cas en France (voir site des AD 78 et 47), que suggérait d'ailleurs de généraliser (je crois me souvenir) le rapport de l'OCLC sur la numérisation, Shifting gears : gearing up to get into the flow (voir mon billet)
Au-delà d' ArchiWebtur (c'est le nom de l'outil), c'est l'ensemble de la rubrique Ressources documentaires du site de la cité de l'architecture et du patrimoine qui m'a séduite. J'étais revenue un peu tristoune de ma petite excursion sur les sites internet d'AD, sans trop savoir pourquoi. Ben, sans doute pour une raison qui tourne autour de cette notion de "ressources documentaires" et de son usage sur internet, à côté de laquelle, me semble-t-il, les sites d'archives que j'ai visités passent totalement. C'est ce que m'a permis de comprendre l'exploration du portail documentaire de la cité de l'architecture et du patrimoine, des plus classiques cependant. Il s'agit des bases des catalogues des ouvrages, des périos, des documents audiovisuels, de dossiers documentaires, d'une sélection de sites internet et d' ArchiWebture. Chaque base est interrogeable mais toutes peuvent être interrogée simultanément. Dommage toutefois d'imposer à l'internaute le passage par l'introduction aux ressources documentaires offertes par les archives et la bib, puis à l'intro du portail documentaire lui-même, avant de pouvoir accéder aux ressources à proprement parler.
21:00 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site internet, xml
29.12.2007
Archivopedia : une encyclopédie archivistique en ligne
Mais qui se trouve derrière Archivopedia ? Qui a eu cette géniale idée de proposer à la communauté archivistique, un wiki, complété d'un point d'accès unique (intitulé EAD Central Search, tout un programme !) aux ressources de plusieurs dizaines de centres d'archives, une plate-forme de blogs, la syndication de news et d'annonces d'emploi, ainsi qu'un espace d'e-learning ? C'est simple et élégant, y a pas à dire, même si c'est pour l'instant un peu vide de contenu.
Meuuh non, il ne s'agit pas de la nouvelle version du site de la direction des archives de France ! D'abord c'est anglo-saxon, et vraisemblablement américain. L'absence d'une rubrique "about us" est franchement curieuse, et l'annonce que les versions ultérieures comprendront des fonctionnalités payantes laisse penser qu'une société privée vient de se positionner sur ce qu'elle espère être une niche rémunératrice.
07:25 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0, site internet
27.12.2007
Evaluation des sites internets culturels
En guise de suite au billet dans lequel je m'amusais à évaluer les sites internet des AD selon une grille assez simplette réalisée très vite et par mes soins, voici un véritable guide d'évaluation des sites internets culturels :
Extrait de l'introduction :
"Ce document examine et commente les dix « principes de qualité » publiés par le projet Minerva (...). Les dix principes de qualité sont destinés aux sites Internet culturels des musées, bibliothèques, services d’archives et autres établissements
culturels (...).
Un site internet de qualité doit être : identifiable ● pertinent ● maintenu ● accessible orienté utilisateur ● réactif ● multilingue ● interopérable ● respectueux des droits ● pérenne".
07:30 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : site internet