13.11.2009
Culture.fr nouvelle version
Culture.fr était touffu, confus. On gagne en clarté dans cette nouvelle version avec une navigation selon 4 axes : Actualités, Agenda, Collections et Régions. A chacun de ces axes est associé un bon gros onglet de couleur et on comprend immédiatement, contrairement à la version précédente, la logique du système de navigation, clairement horizontale.
Le jeu des couleurs, la taille des caractères, le zoning, tout concourt à la lisibilité de l'information et de son architecture. Sur chaque page, le contenu principal respire maintenant qu'il peut s'épanouir sur les deux-tiers de la page, le dernier étant réservé à l'affichage dynamique de contenus issus d'autres rubriques er destinés à en donner un avant-goût. Trois raccourcis permettent d'aller directement à trois rubriques de niveau 2 de l'onglet collections : histoire des arts, moteur collections, et généalogie.
Un partenariat avec FR3 et son site Culturebox permet au site d'afficher des vidéos. Mais le ministère de la culture est un partenaire ingrat : pas moyen d'aller directement de son site à celui de Culturebox, qui vaut pourtant le détour. Une touche de modernité, donc, mais je n'ai pas trouvé de flux RSS et mon navigateur Firefox n'en détecte pas. Pour partager le contenu d'un article, on en restera au bon vieil email, pas de possibilité de partage communautaire via delicious, facebook, twitter par exemple.
Et que penser de la mention légale suivante ? « L'établissement de lien vers ce site du ministère de la culture et de la communication est possible sous réserve d'en informer au préalable et par écrit le ministère de la culture et de la communication en vous reportant à la rubrique contact dudit site ». Damned ! C'est très courant, il est vrai, mais cela serait juridiquement abusif et surtout, cela dénote une incompréhension tragique de ce qu'est le Web : voir cet article du Monde et la synthèse sur le sujet de Pour les formats ouverts.
PS Merci à Buzzeum d'avoir signalé cette nouvelle version.
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04.09.2009
Le site de l'INA se modernise
Le site de l'INA ressemble dorénavant beaucoup à celui de Youtube et propose des fonctionnalités auxquels de nombreux internautes sont habitués : playlist, possibilité de commenter ou d'évaluer, (tiens, pas de possibilité de taguer), de partager par mèl ou sur les principaux sites sociaux et surtout, surtout, possibilité d'insérer une vidéo dans un blog ou un site internet. Je ne résiste pas à "embarquer" cette délicieuse visite des Archives nationales en 1958, que j'avais déjà repérée mais sur laquelle je n'avais pu que faire un lien dans un de mes précédents posts.
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| Tags : site internet, web 2.0 |
31.07.2009
Inspirez, vous ferez de jolis portails
Je reviens toute ébouriffée d’une plongée dans le monde de la géomatique, parce que je voulais mieux comprendre la problématique mise en œuvre par DIGMAP. Google Earth ou le Géoportail français, dans des logiques différentes, sont des réalisations très spectaculaires dont les fonctionnalités et l’ergonomie très intuitive (navigation géographique) s’appuient sur des tas de trucs mathématiques et informatiques auxquels je ne comprends strictement rien, mais aussi sur des monceaux de données et de metadonnées, et là ça commence à me dire quelque chose. Surtout quand je comprends que la richesse de ce type de systèmes (SDI = Spatial Data Infrastructure) réside principalement dans les possibilités qu’ils offrent de combiner les données. Et pour combiner, il faut des standards, des standards, rien que des standards.
Deux acteurs majeurs de cette standardisation : le comité technique en charge de la normalisation de l’information géographique (TC 211) de l’ISO et The Open Geospatial Consortium, organisation internationale réunissant des partenaires publics et privés pour développer et promouvoir l’interopérabilité.
L’interopérabilité passe d’abord par des standards en matière de Webservice. Ils permettent aux systèmes d’être interopérables, c’est-à-dire de communiquer et échanger des données sans que l’utilisateur ait besoin de connaître les caractéristiques spécifiques à chaque système car une application connaissant les interfaces standards est capable d’utiliser n’importe quel composant respectant ces standards. Les spécifications OGC concernent les interfaces de catalogage, d’accès aux données, de cartographie WEB. (En savoir plus sur les spécifications de l’OGC).
Permettre aux systèmes d’interagir, c’est bien, mais encore faut-il que les données soient structurées de manière normalisée, elles aussi. Pas de souci, un ensemble de normes ISO (récapitulées sur EDEN) vous régule tout ça, ensemble au cœur duquel on trouve :
- La norme ISO 19115:2003 : métadonnées pour l'information géographique
La norme ISO 19110:2005, norme internationale intitulée Information géographique - méthodologie de cataloguage des entités
La norme ISO 19139 qui fournit un schéma XML.
La réutilisation des données géographiques a été constituée en véritable enjeu par l’Union européenne. La directive INSPIRE (en savoir plus sur le site INSPIRE du BRGM), entrée en vigueur en 2007, crée plusieurs obligations parmi lesquelles l’accès gratuit via internet aux catalogues de métadonnées dans 34 domaines, catalogues qu’il s’agit de constituer, et l’application de règles d’interopérabilité entre les métadonnées de ces domaines. Tout cela doit se matérialiser dès 2010 dans la première version d’un portail européen.
La mise en œuvre de la directive en France implique de nombreux acteurs : l’Etat, les collectivités, les établissements publics, certaines entreprises publiques, certaines entreprises privées chargées de missions de service public. On ne part évidemment pas de rien, d’autant plus que, depuis très longtemps, la France considère l’information géographique comme revêtant un intérêt majeur et donc nécessitant un pilotage étatique. Elle dispose d’opérateurs quasi-historiques avec l’IGN, lequel s’est vu confier en 2002, par le ministère de la défense (bigre !) le soin de mettre en place une structure d’expertise pérenne sur les questions de normalisation dans le domaine de l’information géographique (lien sur EDEN), ou le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières, établissement public depuis 1959). Les deux organismes ont collaboré au sein de l’initiative « Information Géographique » pilotée par la DGME pour créer le fameux Géoportail ainsi que le Géocatalogue, nettement moins connu que son grand frère très médiatisé et accessible à partir de la même interface. Le Géoportail, dont le maître d’œuvre est l’IGN, permet la visualisation et la navigation géographique. Le Géocatalogue, dont le maître d’œuvre est le BGRM, permet la recherche, le catalogage et l’interopérabilité. On peut considérer ces deux outils, et particulièrement le Géocatalogue, comme le fer de lance de l’application de la directive INSPIRE en France.
Et une nuée de personnes ont déjà commencé ou ne vont pas tarder à cataloguer les données de leur institution (voire les recataloguer ou mieux les convertir), en se servant notamment de l’application libre mise à leur disposition par le BRGM, Géosources. Et malgré les pesanteurs, les craintes, les rivalités, d’ici quelques années on accédera aisément à la majeure partie des données géographiques produites et gérées par les différents acteurs à l’œuvre.
Et dans le domaine des archives ? Ah oui, ce projet de portail européen que j'évoquais ici, et sur lequel le bulletin de l'EAD nous apporte plus de détails dans son numéro 36 (pdf), maintenant baptisé APEnet et qui dispose de son site.
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22.04.2009
European History Primary Sources

L'Institut universitaire européen de Florence propose en ligne un répertoire (European History Primary Sources) des sites web permettant la consultation de sources relatives à l'histoire européenne. Chaque site bénéficie d'une notice descriptive et une recherche par catégorie (pays, langue, période, sujet et type) est possible. Le portail est régulièrement enrichi, notamment à partir des suggestions des internautes.
Pour la France, 15 sites recensés pour l'instant parmi lesquels Archim, Gallica, Nouvelle France, Napoleonica et Mercure François, que je connaissais, mais aussi Scientifica (cité des sciences et de l'Industrie), la bibliothèque numérique de de l’Institut national d’histoire de l’art, Architectura (centre d'études supérieures de la Renaissance) ou le catalogue of digitized medieval manuscripts de l'université de Los Angeles, certes, mais à partir duquel on accède à certains manuscrits médiévaux français.
Via Archieven en journalistiek
22:35 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : site internet |
29.01.2009
Gallica2 : chic et toc ?
A partir de mi-février, Gallica2 remplacera définitivement Gallica.
Gallica2, c'est fun, c'est web 2.0 :
- espace personnel où tu peux constituer ta bibliothèque personnelle et tagger tes livres (YES !)
- fil rss sur ta recherche préférée (YES !)
- widget que tu peux embeder sur ton blog (YES !)
Bon, c'est vrai, l'affichage et le feuilletage des ouvrages est un peu crispant mais ça ne gêne que ceux qui veulent lire le texte et ils finissent par s'habituer à l'inconfort. A comparer avec l'affichage Google books, d'une fluidité trop louche pour être honnête : la culture, ça se mérite ! Bon, c'est vrai aussi qu'aucun utilisateur de liseuse électronique n'a trouvé le moyen de lire dessus un fichier pdf téléchargé sur Gallica, sauf un au prix de nombreuses heures de travail et le résultat a failli le rendre fou de déception. Mais, c'est quoi cette minorité de privilégiés qui trouve naturel de se balader avec 160 bouquins au fond de leur sac ?
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| Tags : web 2.0, site internet |
13.01.2009
Portail (Culture) généalogie : un accès gratuit vers des données payantes
Noooon ?!!!! Je me rends compte que l'un des principaux réservoirs de données sur lequel pointe le portail Culture via son onglet généalogie, (onglet dont j'ai récemment signalé l'apparition dans le paysage archivistico-généalogiste) propose un accès payant aux données. ll s'agit de Bigenet, la base de données de la Fédération Française de Généalogie.
Deux euros (2) pour consulter une occurrence ! A comparer avec les tarifs pratiqués par les sites marchands, abonnement de l'ordre de 4 euros par mois (en un mois vous consultez tout ce que vous voulez, bon à vrai dire, je ne sais pas, peut-être qu'ils demandent un engagement minimum ?) ! Et surtout à mettre en regard avec l'ambition affichée par la politique du ministère : "Il s’agit aussi de soutenir et encourager la généalogie « libre » prônant un accès gratuit aux ressources en ligne, actuellement en plein essor, mais très dispersée". (Un portail pour la Généalogie, dans Culture et Recherche n°118-119).
Les lignes se brouillent, non ?
Au fait, quand est-ce qu'elles sortent, ces fameuses recommandations du ministère de la Culture aux services d'archives quant aux modalités de la réutilisation des données publiques ?
22:05 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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09.01.2009
Il est arrivé, le portail généalogie !
C'est dans la plus grande discrétion qu'a été mis en service, sans doute à la fin de l'année 2008, l'onglet "généalogie" du portail Culture, que la ministre s'était imprudemment engagée, par communiqué de presse il y a un an, à mettre en service dès la fin du premier trimestre 2008.
Très peu d'écho sur le net : une reprise du communiqué de la DAF par ci, un billet critique par là, lequel a offert au département des publics de la DAF l'occasion de faire un peu de pédagogie, en insistant sur le caractère très novateur de l'outil, qui s'appuie sur un moteur de recherche sémantique (SEMANTIQUE, reprend un internaute). Je ne suis pas sûre que cela éclipse le fait que, pour le moment, l'offre reste très proche de celle que fournissait jusqu'à présent le vieux moteur pas sémantique du tout Nomina. A vrai dire, il semble même qu'elle soit plus pauvre, puisque Nomina revendiquait l'accès à 13 millions de notices et que le nouveau portail nous promet d'atteindre 10 millions de notices courant 2009. Je me demande si ce n'est pas parce qu'on aurait perdu en cours de route une partie des notices de Bigenet, l'index de la fédération française de généalogie dont ne sont accessibles via l'onglet Culture que les relevés de la Société généalogique du Lyonnais et du Beaujolais (SGLB), du Cercle généalogique de la Drôme provençale (CGDP) et de l'Association généalogique des Hautes-Alpes (AGHA). Quand je vois que le site de la fédération, partenaire de la DAF dans le projet Nomina, ne donne aucune info sur la mise en service du nouvel onglet, je me demande ce qu'il peut bien se passer et si cela a à voir avec les grands appels du pied que peuvent faire actuellement certaines sociétés privées aux sociétés de généalogie ?
Pour une mise en perspective du projet, voir aussi l'intéressante communication de Lucille Grand lors de la conférence tenue à Paris les 27 et 28 novembre 2008 sur la numérisation du patrimoine culturel, dont les actes sont publiés dans le dernier numéro de la revue Culture et Recherche (n°118-119). Y sont exposés les axes de la politique ministérielle en ce qui concerne la généalogie : outre le portail Généalogie, soutien aux programmes d'indexation de l'état-civil numérisé, prise en compte des généalogistes français d'origine étrangère, coopération européenne.
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14.11.2008
Mais qu'il est bien, le site de l'INA !
Tout pour plaire, ina.fr !
Ergonomie générale bien étudiée, accès dédiés (grand public, professionnels, universitaires), parcours diversifiés dont certains spécialement conçus dans une perspective pédagogique (Jalons du temps présent, initiative soutenue par l'Education nationale dont on trouvera une bonne description dans cet article d'Histoire@Politique).
Et l'INA sait tirer parti de toutes les ressources du WEB et se disséminer pour mieux partir à la conquête du grand public : netvibes, dailymotion (avec concours de remix), youtube (certaines vidéos vues de 15 000 à 20 000 fois), facebook (1500 amis).
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11.11.2008
Mémoire des hommes
J'ai voulu profiter de ce long pont du 11 novembre pour explorer le site "Mémoire des hommes", que je ne connaissais pas vraiment mais dont je savais simplement qu'il proposait la consultation du fichier des morts pour la France de la guerre de 14-18 et, depuis peu, les archives des unités engagées dans le conflit. Donc, a priori, un site proposant la consultation en ligne d'archives de la défense liées aux guerres.
Le site affiche ses objectifs dès la page d'accueil : "Mémoire des hommes est destiné à mettre à la disposition du public des bases de données réalisées à partir de la numérisation et de l’indexation de fiches biographiques conservées par le ministère de la Défense. Il a également pour vocation d’honorer la mémoire de celles et ceux qui ont participé ou donné leur vie au cours des conflits de l’époque contemporaine". C'est bien ça, tout à fait conforme aux préconisations de Minerva sur la qualité des sites culturels (déclaration de la mission du site dès la page d'accueil). Tiens, le mot d'archives n'est pas prononcé. Contrairement à ce que je pensais, il ne s'agit pas de mettre en ligne des documents d'archives mais des informations biographiques (combattants, morts pour la France) élaborées à partir de fichiers conservés par le ministère et rassemblées dans des bases de données.
A celui qui aimerait bien comprendre ce que sont ces "fiches biographiques", dans le cadre de quelles missions les conserve le ministère de la défense, il faudra naviguer dans le site lui-même et dans les autres sites du ministère de la défense pour réunir les éléments qui lui permettront peut-être de comprendre que 1- le ministère de la défense collecte, conserve et communique lui-même ses archives 2- via le service historique de la défense qui conserve l'essentiel des documents (ou tous ?) mis en ligne sur Mémoire des hommes 3- service historique qui relève de la direction de la mémoire, des archives et du patrimoine 4- qui relève elle-même du secrétariat général pour l'administration (SGA) d'où le nom exact du site SGA- Mémoire des hommes. A vrai dire, on s'en fout un peu de tous ces organismes qui s'empilent, mais ils sont tous cités à un moment ou à un autre sans qu'on comprenne leurs liens ni leurs missions, ce qui brouille un peu les choses. D'ailleurs, les internautes d'un forum 14-18 ne savent plus qui remercier de la mise en ligne des archives des unités : le SHD, la DMPA (c'est quoi la DMPA, demande l'un d'entre eux ?).
Pour en revenir aux objectifs, il semblerait (même si cela n'est pas dit très clairement) que l'on soit dans une logique de mémorial, (après tout, il s'appelle Mémoire des hommes, ce site !) et que le projet consiste, en s'appuyant sur archives du ministère de la Défense, à présenter chacun des morts pour la France de 14-18 (ainsi que d'autres catégories de combattants mais passons pour faire simple), pour mieux leur rendre hommage. C'est pas mieux, dit comme ça ? La récente mise en ligne des archives des unités permettant de mieux comprendre quel fut leur quotidien, comme l'explique sur France info un conservateur du ministère de la défense.
Bon, les gars, si c'est ça l'objectif, il va falloir l'assumer un peu plus clairement et de façon moins aride ! Parce que moi, qui venait sans nom de poilu à tester en particulier dans votre base, sans numéro de régiment non plus, je m'y suis bougrement ennuyée sur Mémoire des hommes, en ce 11 novembre où je pensais pourtant trouver à partager dans ces archives et bases de données un petit bout de mémoire collective. Et si c'est pas l'objectif, et que celui-ci se limite à mettre des archives en ligne, faut arrêter de les trafiquer (voir ci-dessous).
Des étonnements, en vrac :
- aucune possibilité de parcourir (browse) le fichier des morts pour la France, selon différents critères (ordre alpha, département d'origine, âge), le champ "nom" est obligatoire. On ne trouve que ceux que l'on connaît : un tel est-il mort pour la France ? Oui, non.
- le site décourage les internautes de demander ou proposer des rectifications sur les informations : "Cet ensemble de fiches nous a été transmis tel qu’il a été constitué et ne prétend pas à l’exhaustivité. Un document historique n’a pas vocation à être enrichi et complété. En cas d’erreur manifeste, toutefois, des modifications pourront être effectuées sur le document en ligne, soit à l’initiative de l’administration". D'ailleurs, en juin 2008 on décomptait l'ajout de 326 fiches de Morts pour la France 14-18, et la correction de 2698. Faudrait savoir : si on est bien dans une logique de mémorial, pourquoi décourager les rectifications sur des données basées sur celles fournies par un outil imparfait, le fichier original des morts pour la France ? Il y avait là au contraire de quoi faire la base d'une belle entreprise web 2.0, en invitant les internautes à collaborer à l'édification du mémorial !
- Une erreur de départ : la base de donnée ne comprend que les informations nécessaires à l'indexation des fiches et ne reprend pas l'intégralité de leur contenu (pourtant très succinct). Du coup, et je trouve cela franchement choquant, c'est sur les images des fiches elles-mêmes que doivent être portées les rectifications ! Voir, par exemple, une fiche corrigée. Je me demande, comment ils ont fait pour l'ajout de nouveaux morts pour la France : ils ont forgé de fausses fiches ???
- Pourquoi ne pas proposer un petit, même tout petit, parcours dans les fiches biographiques d'une part, et surtout, dans les archives des unités (par exemple : les unités présentes à Verdun) pour guider un peu l'internaute ?
C'est quand même curieux, dans ce contexte, de se caler sans plus de réflexion sur des modes d'accès qui ne sont utilisables que par des gens engagés dans une démarche de mémoire familiale ou par des spécialistes (ou fanas) de la guerre 14-18 ! Pour me consoler, j'ai trouvé un excellent site (juste un peu lent à charger), bouillonnant d'idées et d'informations, bien mieux foutu et avec les mêmes objectifs que Mémoires des hommes :
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relevés de monuments aux morts, soldats et victimes civiles, français et étrangers, tués ou disparus par faits de guerre, morts en déportation, «Morts pour la France».
Cela me laisse songeuse...
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04.11.2008
Les archives des unités de la guerre 14-18 en ligne
Les sites et forums de généalogistes en bruissent déjà : le ministère de la Défense vient de mettre en ligne "les journaux des unités de la Guerre 14-18". Cela s'est fait très discrètement en attendant l'inauguration officielle prévue demain, 5 novembre. Il s'agit des archives des unités françaises engagées dans le conflit (Journaux de marche et d'opérations des unités de l'armée de terre ou de l'armée de l'Air, complétés pour ces derniers par des comptes-rendus d’opérations, des rapports techniques d’ascensions, des carnets de vol, etc. Journaux de bord des bâtiments de la marine mais aussi registres de correspondance, journaux de bord, journaux de navigation).
3,3 millions de pages, numérisées en environ 18 mois par la société SAFIG (corrigez-moi si je me trompe) et mis en ligne par AJLSM via Pleade3 (oui, je touche des royalties à chaque clic). Coût ? Allez, environ 700 000 euros, hébergement non compris.
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