09.06.2008

Journée internationale des archives

Aujourd'hui, c'est la journée internationale des archives, instaurée par l'ICA il y a quelques mois seulement. Vous faites quelque chose, vous, à cette occasion ? Moi non, je vais essayer d'y penser pour l'année prochaine.

07:53 Publié dans Côté archives | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : animation culturelle |

06.06.2008

Table ronde "Comment exposer la photographie ?"

Intéressée par la polémique autour de l'exposition Zucca (voir mon précédent billet sur le sujet), j'ai voulu assister à l'une des conférences organisées par la BHVP (ou par la municipalité) pour la désamorcer et la "positiver", intitulée "comment exposer la photographie ?".

J'ai surtout appris comment NE PAS organiser une table ronde ! Cela se déroulait dans la grande salle de lecture toute en longueur de la BHVP, au charme certain mais dont les lourdes et larges tables ne peuvent être bougées et qui ne dispose pas d'estrade. Je pense que plus de la moitié des 80 à 90 personnes présentes ne pouvaient voir les intervenants, lesquels ne semblaient pas s'en rendre compte. Deux heures à regarder la nuque de mon voisin de devant en essayant de deviner qui parlait ! Cette installation hâtivement mise en place après le départ du dernier lecteur, cela vous avait un côté "la vieille dame fait ce qu'elle peut avec ce qu'elle a" et, en repensant à la pauvreté de l'espace d'exposition, je me suis demandée si le ratage de l'exposition Zucca ne venait pas en partie de la position de la BHVP dans le champ des institutions culturelles parisiennes. Petite maison familiale, s'accommodant si bien de ses limites qu'elle ne les voit plus, sachant que personne ne l'attend sur rien et visant au mieux un succès d'estime : ça peut vous forger en quelques années seulement des esprits ne sachant plus voir que par le petit bout de la lorgnette et incapables de détecter les enjeux.

Pour en revenir au débat,  le contenu des interventions était assez inégal, et je ne suis pas sûre d'avoir appris grand chose. Virginie Chardin, qui fut commissaire de l'exposition "Paris en couleurs" où furent présentés des photographies en couleurs de Paris sous l'Occupation, dont quelques Zucca, a présenté l'ensemble de la démarche qu'elle a mise en oeuvre pour présenter ces photos dont elle a tout de suite compris qu'elle ne pouvait les présenter de la même manière que celles des périodes précédentes et postérieures (la présentation était chronologique). Cela s'est traduit par un dispositif scénographique particulier (projection des images dans un espace dédié, plongé dans le noir et le silence, avec avertissement préalable). Les autres intervenants ont abandonné ce parti-pris très concret (comment je m'y suis pris pour), deux d'entre eux se sont du coup noyés dans des généralités frisant la banalité. Les propos de Daniel Girardin, commissaire de l'exposition "Controverses" qui vient de s'achever à Lausanne, laquelle retrace l'histoire des controverses dans la photographie, avaient plus de flamboyance mais sont restés eux-aussi très généraux : il faut un point de vue (mieux vaut assumer, voire créer la polémique qe la subir), une connaissance de la photographie qui ne se limite pas à une connaissance de la technique photographique ("moins on a de connaissance de la photographie, plus on parle de technique"), une connaissance du contexte. Il faut savoir conserver sa liberté d'expression (par rapport aux sponsors notamment, mais aussi par rapport aux photographes exposés ou à leurs familles).

 

08:57 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : exposition, photographie, animation culturelle |