12.08.2009

Guide de l'archiviste 2.0

Via ArchivesNext

La SAA (Society of American Archivists) a mis en ligne un guide de l'archiviste 2.0, The Interactive archivist., synthèse bien plus complète et plus pratique que mes posts dispersés sur la question.

Au sommaire : notions générales, exemples et études de cas pratiques ou comment certains services d'archives utilisent  blogs, wikis, ou sites sociaux pour faire découvrir à un plus large public leurs collections, leurs services et permettre aux utilisateurs de vraiment se les approprier.

Les applications réalisées par les services d'archives sont recensées via un compte Delicious.

20:03 Publié dans Archives, Publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0 |

24.07.2009

Le microfilm et l'utilisateur

 

Article intéressant sur le blog des étudiants du Lhivic (laboratoire d'histoire visuelle contemporaine). Point de vue de l'utilisateur des microfilms de la presse. Micro et icono : notes sur la conservation des images dans la presse, par Audrey Leblanc, L'atelier du Lhivic, 23/07/2009. En savoir plus

07:49 Publié dans Publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

20.02.2009

Culture, handicap et ... communication

Hier, j'ai lu sur la liste de diffusion de la DAF, je crois, un échange de messages au sujet de l'accessibilité des services d'archives aux personnes handicapées. J'ai malheureusement vidé un peu tôt ma boîte aux lettres et ne peux plus me référer qu'à mes souvenirs.

Premier temps : une archiviste qui s'extasie, comme je le fais trop souvent moi aussi, sur ce que font les Anglo-Saxons en matière d'accessibilité des personnes handicapées aux services d'archives. J'ai oublié de quelle institution il s'agissait, mais il y avait un lien à l'appui.

Deuxième temps : deux collègues expliquent qu'il n'y a pas qu'en Angleterre qu'on se préoccupe sérieusement de cette question, la preuve par les  Archives départementales du Gers et celles des Yvelines.

Troisième temps : mise au point, un peu sèche, du département des publics de la DAF qui rappelle que le ministère de la culture a bien une politique en direction des personnes handicapées, dont les objectifs ne sont pas moins ambitieux que ceux affichés par les autres pays européens.

Sauf que ni sur le site des Archives départementales du Gers (faut dire qu'ils n'ont pas de site, juste une page sur le site du conseil général), ni sur celui des AD des Yvelines, ni sur celui des Archives nationales, je n'ai trouvé les informations qu'aimerait sans doute trouver une personne handicapée sur les conditions d'accessibilité de ces services : est-il possible de se garer, d'accéder avec un fauteuil roulant à la salle de lecture ?

Quant au site de la DAF, faut quand même savoir que ce que l'on cherche doit sûrement se trouver là, pour aller dégotter dans Action culturelle et pédagogique/Dispositifs d'action/Nouveaux publics une rubrique Publics handicapés. Rien de visible aux 1er et 2e niveau dans la rubrique bâtiments d'archives.

Faire et faire savoir...

12:41 Publié dans Publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : personnes handicapées, accueil du public |

06.10.2008

La Seconde guerre mondiale par les archives

J'ai déjà présenté Learning Curve, le site de TNA (AN du R-U) destiné aux scolaires. Il s'est enrichi il y a peu d'un volet consacré à la Seconde guerre mondiale. Pour chacun des théâtres de la guerre, l'internaute est invité à visualiser une carte animée et commentée destinée à lui présenter les grandes étapes du conflit puis à entamer une enquête à travers une sélection de documents d'archives (textes, photos, films), soigneusement présentés et mis en perspective.

Par exemple : The key question: Where are the Allies going to invade in 1943? Your task: You work for the German intelligence services. What conclusions do you draw from the evidence in this source box about the allied invasion in 1943? ou bien The key question: Why was D-Day successful? Your task: Your task is to explain the factors that made D-Day a successful campaign. Use this framework to plan your storyboard.

Il est possible de télécharger au format Pdf l'ensemble de chaque dossier. J'imagine que ces cours attractifs et prêts à l'emploi doivent faire la joie des enseignants.

 

11:22 Publié dans Publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : scolaires, site internet |

14.08.2008

Usages communautaires et collaboratifs de Gallica

On trouvera sur le site de la BNF un Rapport d'étude sur les usages communautaires et collaboratifs, sur place et à distance, des ressources numérisées de la BnF, réalisé par la société Plein Sens.

Soyons clairs, d'usage communautaire et collaboratif des ressources numérisées de la BNF, il n'y en a pas à l'heure actuelle. Toute la problématique étant bien sûr d'essayer de dégager les usages qui pourraient se mettre en place, de la part de quels usagers et par quelle offre de services les susciter ou les soutenir.

Au fait, pourquoi ? Je veux dire pourquoi vouloir développer les usages communautaires et collaboratifs et pourquoi aller demander une étude à ce sujet à une société ? Le rapport ne dit pas grand chose sur la façon dont la demande a été formulée par la Bnf, mais fait état d'une forte volonté de la part des équipes chargées de Gallica de « développer des fonctionnalités » et "de proposer une offre de bon niveau dans un contexte perçu comme concurrentiel", sans trouver d'écho auprès des autres secteurs de la Bnf, qui se sentent manifestement peu concernés par Gallica. Alors, dans ce contexte, recourir à un avis extérieur, c'était peut-être une façon de trouver un médiateur, et de renouer à l'intérieur de la Bnf les liens nécessaires pour donner tout son sens à ce projet, sens qui semble passer par une subtile alchimie entre fonctionnalités techniques, contenu et anticipation des usages.

L'étude établit un très intéressant benchmark (selon wikipedia, point de référence servant à effectuer une mesure) à partir de sites divers et des usages collaboratifs qu'ils supportent (projet Gutemberg, Google Books, World digital library en projet, Library of Congress, Bibliothèque et archives du Canada, bibliothèque espagnole Miguel Cervantes, Worldcat, COnnotea, CiteUlike, European Library, portail Michael, Hal;, Amazon, Wikipedia...Ne pas oublier de consulter les annexes pour avoir une bonne vision de l'analyse) qui permettent aux auteurs de dégager les 8 points clefs qui leur semblent les conditions du succès : l'existence d'une taille critique, en deça de laquelle les pratiques communautaires ne peuvent se mettre en place ou jouer à plein ; les règles et les équilibres communautaires, à penser dès la mise en place d'un site ; l'extension et l'activité communautaire sur Internet, hors du site d'origine ; l'accueil des nouveaux arrivants ; l'effacement institutionnel ; un dialogue structurant entre l'expert et l'internaute ; la mise en valeur de l'activité des membres de la communauté ; les spécificités de certaines communautés, notamment celles des chercheurs (spécificités reflétées par Hal) et des généalogistes.

Le Benchmark est complété par une étude des pratiques des usagers, à partir des 1269 réponses à un questionnaire en ligne et, surtout, d'une quarantaine d'entretiens semi-directifs menés à la suite de cette première enquête, auprès d'internautes s'étant portés volontaires, ainsi que de trois entretiens de groupe, l'un avec des "passionnés divers", l'autre avec des "connaisseurs communautaires (des professionnels du web 2.0, en somme), le dernier, interne à la Bnf, sur la pédagogie des nouveaux services. Tout cela permet de mettre en lumière :

- un très fort attachement à Gallica de la part des internautes interrogés (avec notamment un rituel lié à la mise à disposition mensuelle de nouveaux documents numérisés, partagés par assez d'internautes pour faire boguer le système en début de mois), renforcé par la garantie institutionnelle de la Bnf, source de la fiabilité reconnue à Gallica ;

- mais une grande incompréhension du projet en lui-même (politique de numérisation incompréhensible pour les internautes, ou comme le formulent les professionnels consultés, une "base line" illisible alors qu'elle devrait pouvoir se résumer en une "signature, par exemple "Gallica, les trésors du livre français en ligne"), mais aussi du positionnement de Gallica par rapport au site de la Bnf, ainsi que des fonctionnalités offertes par Gallica2 (l'espace personnel, notamment, qui apparaît à certains comme le prélude à une consultation payante). Les utilisateurs interrogés sont peu demandeurs de fonctionnalités collaboratives (l'étude semble même souligner une véritable défiance "des professionnels de la recherche", attachés au secret en ce qui concerne la teneur et l'avancement de leurs recherches). Mais quelques pistes se dégagent tout de même : contextualisation des documents et conseils par des professionnels de la Bnf, possibilité de signaler des erreurs dans les tables des matières notamment et de participer à la construction de ces tables, partager des bibliographies, recommandation automatique d'ouvrages comme sur Amazon. Les professionnels, quant à eux, conseillent plutôt de renforcer et d'améliorer la personnalisation avant de passer à des fonctionnalités réellement collaboratives.

- l'inadéquation de la personnalisation développée sur Gallica2, qui apparait comme doublement plaquée : plaquée d'un point de vue ergonomique (l'ergonomie du site devrait amener l'internaute à s'en emparer tout naturellement alors qu'à l'heure actuelle les fonctionnalités offertes suscitent méfiance ou interrogation), et plaquée sur les attentes des internautes (qui n'en comprennent pas l'utilité). Le tout accentué par un manque de pédagogie.

- La nécessité d'établir une convergence plus grande de Gallica avec le reste de l'univers Internet.

A lire, vraiment, et sans doute à compléter avec un rapport du même type sur Europeana, signalé récemment par J.-M. Salaün, Europeana : rapport de bilan sur les usages et attentes des utilisateurs / Noémie Lesquins.- Juin 2007. (Pour être honnête, pas encore lu !). Si, si, même les archivistes devraient y trouver matière à réflexion et peut-être nous permettre de dépasser les questions du type : faut-il obliger les internautes à s'inscrire pour leur permettre de consulter les archives en ligne ? :-))

 

 

 

14:14 Publié dans Publics | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : site internet, web 2.0, enquête |

30.07.2008

S'orienter dans les archives départementales

Un pote à moi a écumé internet à la recherche d'informations sur l'histoire de son petit village, et a trouvé via Google books une référence très  alléchante, à laquelle il n'est malheureusement donné accès que par extraits. "Tu sais pas où je pourrais trouver ce bouquin ?". Bon, il n'avait relevé ni l'auteur, ni l'éditeur, ni la date d'édition, juste le titre et les numéros des pages qui l'intéressaient, mais avec comme indice Inventaire sommaire des archives de ... antérieures à 1789, ça m'était facile de lui sortir ma science : "Ben, aux Archives départementales, c'est un de leurs inventaires, t'y es jamais allé ?" Si, si j'ai ma carte, mais bon..." [Beaucoup de choses, dans ce "mais bon"]. "Il est même sans doute accessible en libre-accès, puisque je suis dans le coin et que c'est pas bien loin, je t'accompagne".

Coup d'oeil circulaire en salle de lecture pour repérer les inventaires du lieu.  Mon pote veut m'entraîner vers une resserre bourrée de classeurs bleus mais comme au-dessus de la porte je lis "Tables décennales", je lui explique doctement qu'il doit s'agir des dépouillements des tables décennales de l'état-civil par une association locale de généalogistes. "Tiens, l'étagère marquée Archives départementales, c'est là !" Non, là il n'y a que les Guides  et autres  Inventaires sommaires des archives antérieures à 1789 des autres services d'archives départementaux. "Tiens, le dernier numéro de la Revue historique ! Bon, Philippe, tu fais le tour des étagères, tu vas bien le trouver, ton inventaire sommaire, je m'installe pour lire un article qui m'intéresse".

Dix minutes, plus tard, retour de Philippe, penaud : "je trouve pas". "On va demander". Et on demande... "L'inventaire sommaire des archives antérieures à 1789 ? Un imprimé ? Non, ça n'existe pas..." "Mais si, je l'ai trouvé sur Google Books". "Google Books ? Bon, je me renseigne". Rien à dire, aimable et concerné, le personnel : quelques allées et venues et quelques conciliabules plus tard, une dame entraîne Philippe dans la resserre aux classeurs bleus, qui s'avèrent être les inventaires du service (et non les relevés des tables décennales). Elle ouvre un classeur : "alors voilà, vous trouverez les photocopies de cet inventaire dans les classeurs, classés par série. Là c'est la série G, et puis après, vous avez la série H...".  Elle avait juste oublié de rappeler à mon Philippe, de plus en plus effaré, que les séries anciennes, comme l'alphabet, commençaient à la lettre A. Pendant qu'il feuillette les extraits relatifs à la série G et à la série H (difficiles à distinguer des classeurs contenant les répertoires numériques détaillés, lesquels, pour Philippe, sont d'ailleurs beaucoup moins détaillés que les inventaires sommaires !) pour retrouver ses pages, je retourne à ma revue. "J'ai pas trouvé, aux pages indiquées par Gogle books, rien ne correspond". A ce moment là, je n'avais pas encore pigé qu'il n'avait consulté que les parties correspondant à G et H, ni que l'inventaire en question se composait de plusieurs volumes à la pagination autonome ! Egoïstement et pour pouvoir me concentrer sur mon article, je lui dis : "Tu voulais pas aussi savoir ce qu'ils pouvaient avoir comme iconographie ? Essaie les inventaires de la série Fi". Il repart, plein d'espoir. J'achève mon article, je pars à sa recherche. Il n'est pas bien loin, mon Phiphi, toujours dans la resserre des soi-disant tables décennales. Il lève sur moi un regard lourd de reproches : "C'est quoi ce bordel, ta série Fi ? Ya 15 classeurs, 1 Fi, 2 Fi, 3 Fi... COMMENT CA MARCHE ?". "T'énerves pas, Philippe, je vais trouver le cadre de classement...". Bon, je ne l'ai pas trouvé, on en a eu marre, et on est parti. En retournant à la voiture, il a eu ce mot charmant : "Faut vraiment être un chercheur, pour s'y retrouver aux archives départementales. Même nous, qui ne sommes pas si cons, on n'y arrive pas". Il est un peu macho, mon Phiphi, et j'ai l'habitude qu'il ne me considère jamais comme une spécialiste, mais dans ce moment là, je vous assure, j'étais contente qu'il ne me range pas parmi les archivistes.

 

 

14:28 Publié dans Publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : instruments de recherche, accueil du public |

12.02.2008

Learning Curve : le site pédagogique des Archives nationales du Royaume-Uni

Les Archives nationales du Royaume-Uni (TNA) ont dédié tout un site, Learning Curve, au public scolaire et aux enseignants. Il s'agit d'un volet de la politique de mise en ligne massive de documents, amorcée par TNA au dévut des années 2000. Le site offre un accès à de nombreux documents (qui peuvent être visualisés en ligne ou téléchargés), sélectionnés en fontion des programmes d'enseignement, ainsi qu'aux activités pédagogiques de divers types dont ils sont le support et pour lesquelles toutes les clefs nécessaires sont offertes aux enseignants ou aux scolaires : commentaires de documents, expositions virtuelles, jeux et activités en ligne. Un accent particulier a été mis sur les films.

C'est très riche, bien fait et cela a généré, en 2004, 1,4 millions de visites ! (Faut dire que TNA annonce 20 millions de visites par an sur son site principal).

06:41 Publié dans Publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : scolaires |

14.12.2007

Mary, Moshe, Ahmed, Latoya, Rosa et Su

Shachaf, Pnina and Horowitz, Sarah M. (2007), Virtual reference service evaluation: Adherence to RUSA behavioral guidelines and IFLA digital reference guidelines.

Pintiniblog signale la publication de cette étude, qui vise à évaluer comment les services de référence par mèl des bibliothèques appliquent les recommandations en la matière du RUSA et de l'IFLA. A cette occasion, ils ont cherché à vérifier l'hypothèse selon laquelle l'origine ethnique ou religieuse de l'usager influerait sur la réponse obtenue. Ils ont donc adressé aux 54 bibliothèques retenues, 6 questions, chacune sous une identité différente, sous laquelle on devinait une anglo-saxonne blanche et chrétienne (Mary), une latino-américaine (Rosa), un juif (Moshe), un musulman (Ahmed), un afro-américain (Latoya) et une chinoise (Su).

Au dépouillement, des différences de traitement leur sont en effet apparues. Certaines des règles relevant de la courtoisie établies par le RUSA ou l'IFLA ne semblent pas appliquées avec la même rigueur selon l'idendité du demandeur. Par exemple, Ahmed a reçu moins souvent que Rosa des messages commençant par la formule "Hello", ou encore les bibliothécaires ont moins souvent signé de leur nom ou donné des indications pour les contacter à Ahmed et Moshe, qu'ils ne l'ont fait envers Rosa. Même si ces différences, une fois passées au tamis de la méthode statistique, ne s'avèrent peut-être pas significatives, les auteurs concluent que les bibliothécaires ont tout intérêt à se méfier de leurs propres comportements et que leurs institutions peuvent les y aider en mettant en place des formations et des règles appropriées. 

 

16:15 Publié dans Publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : accueil du public |

23.11.2007

Enquêtes sur les publics des services d'archives

Afin de mieux connaître le profil des publics des archives et leurs attentes, la Direction des archives de France a demandé au Département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la culture de lancer successivement deux enquêtes, dont les réultats sont disponibles en ligne. La première, qui concernait le public des archives départementales et communales, a été effectuée en 2001, la seconde a été réalisée en 2003 auprès des lecteurs des quatre centres des Archives nationales, à un moment où le CARAN était fermé pour travaux.

 

Outre une analyse assez poussée des caractéristiques socio-professionnels des lecteurs comme de la nature de leurs recherches, les enquêtes mettent en lumière les principaux motifs d'insatisfaction (quotas de communication trop limitées, durée d'attente des documents, insuffisance du matériel de lecture des microfilms et de reproduction, coût des reproductions) et les principales attentes du public. Le public des Archives nationales manifeste un besoin d'orientation et de conseils sur place, souhaite des répertoires et inventaires plus détaillés, décrivant plus finement ce que l’on peut y trouver, ou des guides thématiques, une ouverture en soirée, une initiation à la recherche sur place, sous forme d'ateliers, comme en ligne. Curieusement, il ne manifeste aucunement le désir de pouvoir consulter des documents en ligne, alors qu'il s'agit de la principale attente formulée par le public des services territoriaux d'archives. Mais ce silence assourdissant laisse à penser que la question ne lui a même pas été posée, ce qui en dirait long sur la politique des Archives nationales en la matière.

08:55 Publié dans Publics | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enquête |

11.11.2007

Communiquer : un modèle anglo-saxon ?

La richesse de l'information mise en ligne par les Archives nationales du Canada, des Etats-Unis ou du Royaume-Uni, et relative à leurs projets comme à leurs bilans, ne cesse de m'étonner. On trouve ainsi par exemple sur le site des archives du RU (TNA) : leur rapport annuel,  des informations sur la fusion entre les Archives nationales et l'"office public sector of information" ainsi que sur le rapatriement à Kew du Family record center jusqu'alors localisé à Londres, le programme d'enrichissement du catalogue informatisé.

Une fois par an au moins, TNA invite ses lecteurs à rencontrer la directrice des Archives nationales : "This is your chance to put your views or questions about the management and future direction of The National Archives directly to the Chief Executive, Natalie Ceeney". (J'imagine la pauvre Nathalie attendant patiemment le chaland !). Enfin, TNA ne se contente pas d'informer mais s'appuie également sur son public pour construire ses projets ou améliorer ses services. Par exemple, un forum des usagers, lieu de rencontre entre les lecteurs et les représentants des principaux services de TNA, se tient régulièrement (rythme mensuel depuis peu). Il existe aussi un comité d'utilisateurs destiné à permettre la prise en compte (si j'ai bien compris) de l'intérêt des minorités dans le programme de catalogage (d'où la publication d'un guide des sources pour l'histoire des homosexuels), et un panel d'utilisateurs appelés à donner leur avis sur le site internet.

 

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