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30.11.2009

Spéciale dédicace à la bibliothèque municipale de Lyon

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Merci à la bibliothèque municipale de Lyon pour, entre autres choses :

- Le Guichet du Savoir

- Les Points d'actu

- avoir, un jour,  recruté B. Calenge

- Avoir essuyé les plâtres (français) avec Google (vous ne vous en êtes pas si mal tirés, tout seul, face à l'Ogre)

 

Grâce à vous, peut-être que plus rien ne sera comme avant...

 

 

 

21:39 Publié dans Bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

28.11.2009

La réutilisation des données publiques par les généalogistes : une pratique en voie de reconnaissance

On ne sait pas encore grand chose de ce qui a bien pu se dire lors de la réunion du Conseil supérieur des archives, jeudi 26 novembre. Mais le ministre a rassuré Michel Sémentery, président de la Fédération française de généalogie : les généalogistes (les autres aussi d'ailleurs) pourront réutiliser les données publiques culturelles grâce à des "licences clic". Quant aux sociétés privées qui numériseraient des données publiques, elles devront remettre un double de leurs fichiers aux services d'archives détenteurs des originaux, "qui pourront les mettre en ligne", et il n'y aura pas de licence commerciale exclusive. C'est grosso modo ce que préconise le rapport Ory-Lavollée II sur la réutilisation des données publiques culturelles, sur lequel s'appuie donc le ministre pour répondre à la pétition en ligne "Pour préserver une généalogie libre basée sur l'entraide et le partage" qui connaît un franc succès. Or, qu'est-ce qui les inquiète, les  généalogistes ? Justement le rapport Ory-Lavollée sur la réutilisation des données publiques culturelles. Outre une privatisation rampante de l'accès aux archives (sur le danger de laquelle je reviendrai sans doute à un autre moment),  ils craignent de ne plus pouvoir utiliser les images des documents (celles mises à disposition par les services d'archives, celles prises par les chercheurs eux-mêmes) et surtout ne plus pouvoir les diffuser librement par tous les canaux imaginables sur internet comme ils le font actuellement, dans le cadre de projets collaboratifs ou personnels.

commons.jpgEn fait, à l'heure actuelle, toutes ces pratiques sont considérées comme un pillage éhonté par la plupart des services d'archives. La majeure partie de la profession pouvait jusqu'à présent penser que l'article 11 de la loi sur la réutilisation des données publiques valait exemption de la loi pour les établissements culturels. C'est le rapport Ory-Lavollée qui légitime la réutilisation libre et gratuite dans un cadre non marchand, et tout particulièrement la recommandation n°3. Alors, c'est vrai, le cas de la réutilisation des clichés pris par les chercheurs eux-mêmes en salle de lecture n'est pas évoqué. Mais, si on autorise le public à réutiliser dans un cadre non marchand les images mises à disposition sur internet, pourquoi et au nom de quoi l'empêcher d'utiliser celles que qu'il a réalisées lui-même à partir des documents originaux ?

Le rapport Ory-Lavollée II tire ce qu'il y a à tirer de la loi sur la réutilisation des données publiques et en livre un mode d'emploi pour les institutions culturelles. Tout en encourageant la réutilisation, il appelle à  fixer des règles et à tracer des limites dont il esquisse les contours. Fini le flou qui prévaut actuellement. Du coup, les pratiques de certaines sociétés commerciales, telle que Geneanet qui encourage les généalogistes à partager sur son site les images réalisées à partir des documents originaux apparaissent pour ce qu'elles sont : la création de produits d'appel pour vendre l'accès à d'autres données et donc une réutilisation dans un cadre marchand. Marrant, ça, Genanet est justement parmi les "organisations" signataires de l'appel à signer la pétition !

 

 

 

 

 

 

08:45 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réutilisation, généalogiste |

27.11.2009

Le Conseil supérieur des archives se réunit de temps à autres

martine_csa.jpgLe conseil supérieur des archives s'est réuni hier. Je le sais parce que je consulte de temps à autre l'agenda de mon ministre, sinon on ne peut pas dire qu'il lui soit donné beaucoup de publicité, à ce machin.

D'ailleurs ça sert à quoi, le conseil supérieur des archives ? Comme le précise l'arrêté du 21 janvier 1988 (dans la version valide à partir du 13 janvier prochain), il "est consulté sur la politique du ministre chargé de la culture en matière d'archives publiques et privées. Il est également consulté sur les programmes de publication et de recherche, sur les questions liées au développement des nouvelles technologies dans les services d'archives, ainsi que sur le classement des archives privées en tant qu'archives historiques. Il se prononce sur toute question qui lui est soumise par le directeur des Archives de France. Il examine le rapport d'activité de la direction des Archives de France"

Placé auprès du ministre de la culture, il n'est pourtant pas recensé parmi les conseils supérieurs sur le site du ministère. Le site de la DAF lui consacre deux pages. La première donne sa composition. Pas de date de mise à jour, mais si je me fie au nom de la présidente, Georgette Elgey, il s'agit bien de la composition dans laquelle a été installé le conseil le 29 mai dernier. Avec une grosse boulette amusante : le directeur de la mémoire, du patrimoine et des archives du ministère de la défense ou son représentant prévu par l'arrêté du 10 novembre 2009 modifiant l'arrêté de création, devient sur le site DAF, "un représentant des services historiques du ministère de la Défense" ( c'est comme confondre le directeur des archives de France et celui des Archives nationales).  Rien sur les séances plénières, mais la deuxième page propose les comptes-rendus des réunions des commissions, dont la ministre avait salué le 29 mai le travail considérable : le dernier compte-rendu remonte à novembre 2006 !

Finalement, ça n'a sans doute aucune importance, ce qui se dit dans ce machin.

 

 

11:36 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |

20.11.2009

Allez Martine !

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Via Martine cover generator.

13:45 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |

16.11.2009

Restrictions budgétaires pour The National Archives of Australia

naa.jpgLe gouvernement australien a adopté une politique de restriction budgétaire. Les Archives nationales sont mises à contribution, avec une coupe de $700,000 en 2009-2010 puis d'un $1.4 million par an jusqu'en 2013.

Les Archives nationales se déploient jusqu'à présent sur 8 sites : Camberra, la capitale fédérale, et dans les capitales de chacun des états (Sydney, Melbourne, Brisbane, Perth, Adelaide, Hobart), ainsi qu'à Darwin. Pour faire face, elles projettent de fermer entre 2010 et 2012 les centres conservant le moins d'archives : Adelaide (environ 3 km l.), Darwin (env. 4 km l. ) et Hobart (environ 6,5 km l.). Les archives seront en partie rapatriées vers Sydney ou Melbourne, en partie confiées sur place à des institutions locales. 20 postes seront supprimés.

Sources

Message du directeur général, 13 novembre 2009.

Rapport annuel 2007-2008.



07:39 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dur dur |

13.11.2009

Culture.fr nouvelle version

Culture.fr était touffu, confus. On gagne en clarté dans cette nouvelle version avec une navigation selon 4 axes : Actualités, Agenda, Collections et Régions. A chacun de ces axes est associé un bon gros onglet de couleur et on comprend immédiatement, contrairement à la version précédente, la logique du système de navigation, clairement horizontale.

culture.jpgLe jeu des couleurs, la taille des caractères, le zoning, tout concourt à la lisibilité de l'information et de son architecture. Sur chaque page, le contenu principal respire maintenant qu'il peut s'épanouir sur les deux-tiers de la page, le dernier étant réservé à l'affichage dynamique de contenus issus d'autres rubriques er destinés à en donner un avant-goût. Trois raccourcis permettent d'aller directement à trois rubriques de niveau 2 de l'onglet collections : histoire des arts, moteur collections, et généalogie.

Un partenariat avec FR3 et son site Culturebox permet au site d'afficher des vidéos. Mais le ministère de la culture est un partenaire ingrat : pas moyen d'aller directement de son site à celui de Culturebox, qui vaut pourtant le détour. Une touche de modernité, donc, mais je n'ai pas trouvé de flux RSS et mon navigateur Firefox n'en détecte pas. Pour partager le contenu d'un article, on en restera au bon vieil email, pas de possibilité de partage communautaire via delicious, facebook, twitter par exemple.

Et que penser de la mention légale suivante ?  « L'établissement de lien vers ce site du ministère de la culture et de la communication est possible sous réserve d'en informer au préalable et par écrit le ministère de la culture et de la communication en vous reportant à la rubrique contact dudit site ». Damned ! C'est très courant, il est vrai, mais cela serait juridiquement abusif et surtout, cela dénote une incompréhension tragique de ce qu'est le Web : voir cet article du Monde et la synthèse sur le sujet de Pour les formats ouverts.

PS Merci à Buzzeum d'avoir signalé cette nouvelle version.

 

09:49 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : site internet |

09.11.2009

Même Dilbert utilise Twitter

Je teste Twitter : est-ce que ça ne sert qu'à faire reluire son ego au risque de passer pour un crétin, comme le boss de Dilbert ?

Dilbert.com

Pour connaître les bonnes raisons qu'un archiviste aurait d'utiliser Twitter, voir ce billet de Sous la poussière, qui y gazouille depuis plusieurs mois déjà ou celui de d'Archivistes et réseaux, nouveau converti. Tout y est, et ils vous fournissent même des listes de personnes à suivre.

J'ai pas encore tout compris : mieux vaut faire un petit tour sur l'un des nombreux guides d'utilisation de Twitter pour maîtriser les abréviations et l'art de réduire les URL avant de se lancer. Je suis une quinzaine de personnes, pêchées un peu au hasard, en partant de ceux que je connaissais par leurs blogs, plus des institutionnels.

Côté veille, c'est parfois redondant par rapport à mes flux RSS mais c'est très riche, réactif et surtout très sympa.Du "bruit", bien sûr, comme le signalait Sous la poussière, d'autant plus que certains pratiquent le mélange des genres (beaucoup de veille, un peu de cuisine du dimanche ou de goûts musicaux), mais quand on ne suit pas trop de monde, c'est amusant. Amusant aussi de suivre les réactions acides aux exposés de ce qu'on devine être une journée d'études, réactions plutôt destinées aux deux trois complices qui sont dans la salle.

140 signes, ça ne laisse pas la place pour étaler sa science. On va à l'essentiel sans être paralysé et on ne passe pas des heures à préciser une idée, trouver un exemple, affiner une problématique. D'un autre côté, 140 signes, ça pousse à polir ses formules pour obtenir des effets de surprise ou d'humour. Et puis j'aime bien cette habitude de faire parfois des clins d'oeil à ses followers, même inconnus.

(@archives_masala, @biblioroots, @silvae, @damien_hamard, sans oublier @souslapoussiere : merci  pour votre accueil sur Twitter !).

PS Allez, Leos, sur Twitter, comme tout le monde !

20:52 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |

06.11.2009

Vision, missions, plan stratégique de NARA : chapeau bas aux communicants

Les Archives nationales des Etats-Unis ne pédalent pas dans le vide et savent le faire savoir.  Comme prévu, elles ont remis à jour en 2009 leur plan stratégique 2006-2016, révisable tous les trois ans.

Ce plan s'appuie non seulement sur les missions de NARA mais aussi sur une vision. Non, ça ne veut pas dire qu'ils fument  la moquette, chez NARA,  mais qu'ils ont recours à de très bons communicants.  Exprimer une vision, c'est-à-dire une ambition, c'est un truc de communicant. Et quand le communicant est bon, la vision paraît juste, légitime, appropriée.

La vision de NARA ? Faire comprendre à tous les Américains  le rôle vital que les archives jouent dans une démocratie. D'où le slogan (baseline) qu'affiche NARA sur sa page d'accueil : « Democracy starts here ». C'est aussi le titre d'un des films que NARA propose sur YouTube.

nara.jpg

 

Un vrai coup de génie  qui permet,  tout en rompant avec les formules devenues tarte à la crème (« le passé pour  comprendre le présent et préparer l'avenir », exemples français ici) :

-       De donner aux archives une dimension très supérieure à celles qu'elles tirent de leur traditionnelle association aux seuls champs de l'histoire, de la mémoire et du  patrimoine.

-       D'installer NARA parmi les garants de la démocratie, valeur qui fonde l'identité nationale américaine.

 

11:32 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : divers |

05.11.2009

Le blog du paléographe aux AD 54

blogpaleo54.jpgLes AD de Meurthe-et-Moselle ont dédié un blog à la paléographie ! Manifestement tout récent ( 3 posts du 28 octobre 2009), il complète les exercices de paléo proposés en ligne.

L'idée est sympa, mais le blog est-il vraiment l'outil adapté au projet ? J'en doute. Pour chaque exercice de transcription proposé, il est publié un post dont le titre correspond à celui de l'exercice, et dont le texte ne varie guère : "Postez ici vos questions techniques sur la transcription : difficultés à lire un mot, une abréviation, image trop floue…'

C'est un forum, pas un blog... D'autant plus difficile de s'y retouver que le blog ne fait pas de lien explicite aux exercices (en revanche, des exercices, on accède aisément au blog, c'est vrai).

De la difficulté d'apprivoiser le web 2.0 !

MAJ du 8 novembre :

En fait, il suffirait de publier les exercices dans le blog.

 

 

21:58 Publié dans Archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0 |

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