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28.08.2009
Pétition en ligne contre la suppression de la direction des archives de France
Oui, je souscris aux termes suivants de la pétition de l'Association des archivistes français :
Nous, signataires de cette pétition, soutenons l’action de l’AAF et demandons que la fonction archives soit maintenue et développée à un haut niveau de l’Etat, visible, avec des missions renforcées de contrôle sur les archives publiques, d’appui pour les services d’archives publiques et privées, disposant des moyens nécessaires pour faire autorité vis-à -vis des administrations et des élus de tous niveaux et piloter efficacement le réseau.
Avant de signer, je suis quand même allée voir la liste des quelque 1780 signataires. Le site petitionduweb permet de voir les commentaires de ceux qui ont jugé bon d'en laisser. Il y en a de très intéressants, dans lesquels je retrouve tout à fait mes préoccupations. Mais d'autres me gênent un peu parce que je sens bien que je ne suis pas en phase avec leurs auteurs, qui signent pourtant la même pétition que moi. Passons sur les quelques commentaires qui laissent penser que leurs auteurs ont signé sur la base d'un profond malentendu, ayant manifestement compris qu'il s'agissait de la disparition programmée des archives elles-mêmes : " quel perte et quel gâchis de vouloir nous priver de ce support que sont ces archives", "Je trouve catastrophique que l'on supprime les archives", "comment faire après pour les arbres genealogique". Mais plus nombreux sont ceux qui me semblent, d'une manière ou d'une autre, trouver aller de soi une forme de statu quo (touche pas à la direction des archives de France), à l'idée duquel je n'adhère pas et qui me semble loin des lignes ci-dessus concluant avec force et clarté le texte de la pétition.
En relisant ce dernier, je me rends compte que ce type de commentaire trouve sans doute à s'appuyer sur l'introduction : "Disparition de la Direction des archives de France : on détruit un outil indispensable à la démocratie.- L’Association des archivistes français déplore la disparition de la Direction des archives de France, diluée dans une « Direction générale des patrimoines de France », dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Cette réorganisation, prévue dans un contexte d'austérité, s'accompagne d'une baisse réelle des effectifs. Elle met en cause à moyen terme la visibilité de la fonction archives voire son existence même".
Personnellement, je ne déplore pas la disparition de la direction des archives de France. Je déplore que cette réforme, parce qu'elle est menée dans le seul but de réduire les dépenses, mette en cause à moyen terme la visibilité de la fonction archives voire son existence même. Je déplore qu'au moment de réformer, on ait préféré amoindrir un outil indispensable à la démocratie, mais inadapté, plutôt que de saisir l'occasion d'en construire un plus efficace.
13:04 Publié dans Côté archives | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : dur dur, archives de france |
Commentaires
Je souscris entièrement à cette analyse, à la seule différence qu'elle m'amène à ne pas signer, malgré l'estime professionnelle et personnelle en laquelle je tiens les collègues qui l'ont rédigée. La DAF aujourd'hui ne peut plus simplement poursuivre l'"ancien modèle" à bout de souffle. Il est temps -et c'est une chance pour les archives d'être assez optimistes sur leurs avenir pour envisager non pas une restriction mais une croissance- de repenser l'ensemble en d'autres termes -et sans s'interdire notamment de séparer les expertises durement acquises tant en valorisation patrimoniale qu'en RM afin de ne pas les diluer. Mais le statu quo, la patrimonialisation à tout crin ? En période de RGPP, où l'Etat découvre qu'il est malgré tout légitime d'expliquer ses dépenses et leur intérêt, l'apport d'une bonne gestion de l'information de la création à la sécurisation des documents et données dans la qualité du Service Public devrait être mis en avant. De Fréteval à 1821, ce sont bien les besoins des contemporains d'accéder immédiatement à l'information qui ont, chaque fois, permis un nouvel élan des archives ?
Ecrit par : Leos | 28.08.2009

