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29.01.2009
Des revues d'archivistique en ligne, plein, ça serait bien !
Je suis tombée par hasard sur un numéro de la revue "Archivar", laquelle (si j'ai bien compris n'étant pas germanophone) est publiée par le Land de Rhénanie-Westphalie, mais sert d'organe à l'association des archivistes allemands (VdA - Verband deutscher Archivarinnen und Archivare).
Les numéros parus depuis 1999 sont en LIGNE, et chaque nouveau numéro est mis à la disposition des internautes dès parution. Belle occasion de brocarder la frilosité de l'association des archivistes français, qui se contente de mettre en ligne ses tables et une sélection d'articles ayant marqué l'archivistique française. Depuis le temps, cela m'étonnerait que l'idée ne leur soit pas venue de mettre en ligne la Gazette (pas difficile, ne serait-ce que sous format pdf). Alors quoi ? Peur de la concurrence faite à l'édition papier ? Idée que l'information, cela se réserve aux membres de l'association ? Si il n'y a que ça, d'autres modèles peuvent être mis en place, à l'instar de ce que fait The Society of American Archivists : une partie des publications accessibles aux membres seulement (par exemple, les livraisons les plus récentes de leur publication périodique American Archivist), l'autre ouverte à tous.
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| Tags : archivistique |
Gallica2 : chic et toc ?
A partir de mi-février, Gallica2 remplacera définitivement Gallica.
Gallica2, c'est fun, c'est web 2.0 :
- espace personnel où tu peux constituer ta bibliothèque personnelle et tagger tes livres (YES !)
- fil rss sur ta recherche préférée (YES !)
- widget que tu peux embeder sur ton blog (YES !)
Bon, c'est vrai, l'affichage et le feuilletage des ouvrages est un peu crispant mais ça ne gêne que ceux qui veulent lire le texte et ils finissent par s'habituer à l'inconfort. A comparer avec l'affichage Google books, d'une fluidité trop louche pour être honnête : la culture, ça se mérite ! Bon, c'est vrai aussi qu'aucun utilisateur de liseuse électronique n'a trouvé le moyen de lire dessus un fichier pdf téléchargé sur Gallica, sauf un au prix de nombreuses heures de travail et le résultat a failli le rendre fou de déception. Mais, c'est quoi cette minorité de privilégiés qui trouve naturel de se balader avec 160 bouquins au fond de leur sac ?
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| Tags : web 2.0, site internet |
27.01.2009
Petit guide d'utilisation du PDF/A
Pour ceux qu'auraient alléché le post de Leos sur le PDF/A, ou pour ceux qui l'auraient raté, l'association FEDISA et la société SEAL Systems proposent de télécharger un Petit guide pratique d'utilisation du PDF/A, pas mal fait, il me semble.
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| Tags : norme, archivage électronique |
23.01.2009
Instruction sur la communicabilité : plus de nouvelles
La direction des archives de France n'a toujours pas fait sortir l'instruction générale pour l'application de la nouvelle loi sur les archives, promise pour la fin du mois d'octobre. Depuis le 30 septembre dernier, pas de nouvelles non plus du groupe de travail qui planchait sur la question.
En matière de communicabilité, lors de sa séance de travail du 8 octobre (pas sûr qu'il ne s'agisse pas de la dernière), le groupe s'est mis à détricoter gentiment une partie de ce qu'il avait tricoté précédemment.
D'abord, le groupe s'est rendu compte que la définition qu'il avait donné de l'intéressé, reprise de la doctrine CADA, posait problème dans le domaine judiciaire, où seuls victimes et accusés ont rang d'intéressé. "Qu'en est-il des témoins pour lesquels le seul délai dont on dispose est celui de 50 ans au titre de la vie privée ou de la sécurité publique, ce qui revient à dire qu'une procédure judiciaire est communicable à 75 ou 50 ans après clôture du dossier lorsque victimes et accusés sont décédés ?" Vraisemblablement pris d'angoisse devant une conclusion empreinte de tant de libéralisme, et n'osant se fier à ses capacités de déduction, il demande que la Chancellerie soit saisie.
C'est ensuite au tour de la définition du secret médical d'être remise en jeu : le groupe avait précédemment écrit que "le secret médical couvre les informations médicales (éventuellement rassemblées dans un dossier médical), élaborées par des professionnels de santé" en s'appuyant sur la doctrine CADA mais finalement, c'est pas bon, il faut en "élargir" le champ d'application de manière à ce qu'une information médicale rapportée par un tiers puisse, elle aussi, faire l'objet du délai spécial. Je suppose que c'est la CADA qui doit changer sa doctrine ? Sinon, on va avoir un peu de mal à se justifier en cas de recours, non ?
La majorité, finalement, cela ne sera pas 18 ans quelle que soit l'époque mais il faudra faire une coupure en 1974. Donc, 21 ans avant cette date, 18 ans après.
Une multitude d'autres "points complémentaires relatifs aux délais et à la communicabilité" ont été abordés. La résolution d'un certain nombre d'entre eux dépend, au moins en partie, de la prise de position des services producteurs (INSEE, Conseil supérieur du notariat, ministère de l'Intérieur).
Autre sujet abordé par le groupe : l'externalisation. Le III de l'article 212-4 du code du patrimoine est assez ambigu pour que certains pensent qu'au lieu d'étendre la possiblité d'externaliser leurs archives aux assemblées parlementaires et aux organismes jouissant de l'autonomie de gestion, il limite l'externalisation aux seules archives non soumises à l'obligation de versement dans un service public d'archives, donc à des archives "non définitives". Pour la DAF, c'est bien la première acception qui vaut (en tout cas qui valait le 8 octobre, ils auront peut-être changé d'avis quand le texte définitif sortira).
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| Tags : communicabilité, législation |
13.01.2009
Portail (Culture) généalogie : un accès gratuit vers des données payantes
Noooon ?!!!! Je me rends compte que l'un des principaux réservoirs de données sur lequel pointe le portail Culture via son onglet généalogie, (onglet dont j'ai récemment signalé l'apparition dans le paysage archivistico-généalogiste) propose un accès payant aux données. ll s'agit de Bigenet, la base de données de la Fédération Française de Généalogie.
Deux euros (2) pour consulter une occurrence ! A comparer avec les tarifs pratiqués par les sites marchands, abonnement de l'ordre de 4 euros par mois (en un mois vous consultez tout ce que vous voulez, bon à vrai dire, je ne sais pas, peut-être qu'ils demandent un engagement minimum ?) ! Et surtout à mettre en regard avec l'ambition affichée par la politique du ministère : "Il s’agit aussi de soutenir et encourager la généalogie « libre » prônant un accès gratuit aux ressources en ligne, actuellement en plein essor, mais très dispersée". (Un portail pour la Généalogie, dans Culture et Recherche n°118-119).
Les lignes se brouillent, non ?
Au fait, quand est-ce qu'elles sortent, ces fameuses recommandations du ministère de la Culture aux services d'archives quant aux modalités de la réutilisation des données publiques ?
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| Tags : généalogie, site internet |
12.01.2009
La numérisation et les partenariats public/privé
J'ai dépouillé rapidement le dernier numéro de la revue Culture et recherche, réunissant les actes de la conférence européenne qui s'est tenue en novembre 2008 sur la numérisation du patrimoine culturel. Toutes les présentations sont très succinctes et c'est souvent frustrant, mais le tout compose un panorama très vivant et accessible, un état sommaire de la question à l'échelle européenne.
Mention spéciale pour les communications visant à présenter les modalités et surtout les raisons (tout simplement parce que c'est plus efficace) des partenariats conclus pour la numérisation de leurs collections par la BM de Lyon avec Google, et par les Archives nationale du Royaume-Uni avec plusieurs sociétés. Intéressante aussi, l'intervention de Patrick Danowski, du comité allemand Wikimedia, sur la réutilisation des données des bibliothèques, pour sa critique des pratiques des bibliothèques "traditionnelles" qui considèrent que, puisqu'elles numérisent les documents, le produit de cette numérisation leur appartient et n'entre pas dans le domaine public (même si l'original relève de ce dernier), et pour cette petite phrase "Mais surtout l'expérience du projet Wikipédia montre que c'est principalement la possibilité de réutilisation commerciale qui génère les projets les plus intéressants".
13:06 Publié dans Côté archives, Côté bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : numérisation, réutilisation, royaume-uni, public-privé |
11.01.2009
Les archives à la télévision
En voulant tester Europeana (au sujet de laquelle beaucoup de choses ont déjà été dites, dont ce billet, que j'ai trouvé particulièrement intéressant, sur Encore un biblioblog), je me suis aperçue qu'il y avait quelques films relatifs aux archives sur ina.fr (c'était bien la peine d'aller sur Europeana !).
Un régal de voir Léon Zitrone en direct des Archives nationales en 1958 ou de voir un membre du service éducatif faire une démonstration d'un panneau lumineux montrant la formation de la France !
Dans un registre plus grave, plusieurs sujets de JT ou d'émissions consacrés aux archives de la répression de la manifestation des Algériens à Paris le 17 octobre 1961, suite au procès Papon (Par exemple, cette séquence sur le rapport de la commission d’enquête présidée par le conseiller d’État Dieudonné Mandelkern), un sujet sur les archives permettant de retracer les spoliations subies par les juifs français pendant le Seconde guerre mondiale, les archives militaires de la guerre d'Algérie et la torture
12:23 Publié dans Côté archives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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10.01.2009
Le projet photonormandie sur flickr en détail
J'ai déjà parlé du projet Photonormandie sur Flickr, piloté par Patrick Peccatte. Je crois qu'on peut le qualifier de pionnier, maintenant que même la bibliothèque du Congrès se sert de Flickr comme d'une plate-forme de diffusion et de redocumentarisation. Son papa nous livre dans un slide très bien fait un retour d'expérience très intéressant.
Allez, il est tellement bien que je l'embed
13:20 Publié dans Côté archives | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : web 2.0 |
09.01.2009
C'est beau les archives vu par Oamos
Oamos(découvert via "Outils froids"), c'est un moteur de recherche d'un genre un peu particulier, à utiliser pour se faire plaisir. Voilà ce que donne une recherche avec le mot "archives". N'utilisez pas l'icône genre maison en haut à gauche, cela diffuse un contenu qui n'a rien à voir. Si rien ne se passe, il suffit d'attendre un peu pour que cela commence à bouger.
13:45 Publié dans Outils | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Il est arrivé, le portail généalogie !
C'est dans la plus grande discrétion qu'a été mis en service, sans doute à la fin de l'année 2008, l'onglet "généalogie" du portail Culture, que la ministre s'était imprudemment engagée, par communiqué de presse il y a un an, à mettre en service dès la fin du premier trimestre 2008.
Très peu d'écho sur le net : une reprise du communiqué de la DAF par ci, un billet critique par là , lequel a offert au département des publics de la DAF l'occasion de faire un peu de pédagogie, en insistant sur le caractère très novateur de l'outil, qui s'appuie sur un moteur de recherche sémantique (SEMANTIQUE, reprend un internaute). Je ne suis pas sûre que cela éclipse le fait que, pour le moment, l'offre reste très proche de celle que fournissait jusqu'à présent le vieux moteur pas sémantique du tout Nomina. A vrai dire, il semble même qu'elle soit plus pauvre, puisque Nomina revendiquait l'accès à 13 millions de notices et que le nouveau portail nous promet d'atteindre 10 millions de notices courant 2009. Je me demande si ce n'est pas parce qu'on aurait perdu en cours de route une partie des notices de Bigenet, l'index de la fédération française de généalogie dont ne sont accessibles via l'onglet Culture que les relevés de la Société généalogique du Lyonnais et du Beaujolais (SGLB), du Cercle généalogique de la Drôme provençale (CGDP) et de l'Association généalogique des Hautes-Alpes (AGHA). Quand je vois que le site de la fédération, partenaire de la DAF dans le projet Nomina, ne donne aucune info sur la mise en service du nouvel onglet, je me demande ce qu'il peut bien se passer et si cela a à voir avec les grands appels du pied que peuvent faire actuellement certaines sociétés privées aux sociétés de généalogie ?
Pour une mise en perspective du projet, voir aussi l'intéressante communication de Lucille Grand lors de la conférence tenue à Paris les 27 et 28 novembre 2008 sur la numérisation du patrimoine culturel, dont les actes sont publiés dans le dernier numéro de la revue Culture et Recherche (n°118-119). Y sont exposés les axes de la politique ministérielle en ce qui concerne la généalogie : outre le portail Généalogie, soutien aux programmes d'indexation de l'état-civil numérisé, prise en compte des généalogistes français d'origine étrangère, coopération européenne.
09:16 Publié dans Côté archives | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : généalogie, site internet, stratégie |

