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22.05.2008

Digital Vaults ou l'innovation qui fait pschiit

Via le blog espagnol @rchivista, j'ai appris l'existence de Digital Vaults, qui propose 1200 documents tirés des collections de NARA. Conçu dans le cadre du "National Archives Experience", porté par la Fondation pour les Archives nationales, ce site est la déclinaison virtuelle du "Public Vaults", exposition permanente de documents présentée sur le site des Archives nationales à Washington. Son originalité lui a valu d'être nominé pour le prix Webby, organisé par The International Academy of Digital Arts and Sciences  et qui vise à récompenser l'excellence sur Internet.

C'est vrai qu'il est étonnant ce site, au point d'en être déconcertant au premier abord, avec son design léché et cette mosaïque d'images qui ne cesse de se recomposer au fur et à mesure que l'on clique sur l'une d'elles, en fonction des tags qui y sont associés : l'application affiche par défaut toutes les images qui partagent au moins un tag (= un mot clef) avec celle qu' a sélectionnée l'internaute, l'incitant à naviguer au gré des associations ainsi engendrées. Il se voit aussi offrir quelques fonctionnalités "2.0" : constituer sa propre sélection ; jouer à retrouver une photo à partir de sa légende ou d'une question afin de reconstituer un "pathway" ou créer son propre "pathway" ; créer son propre poster ou son propre diaporama.

Une fois passé le 1/4 d'heure de découverte, tout ça s'avère en fait un peu ennuyeux, d'autant plus que les fonctionnalités qui semblaient les plus innovantes, la création de poster et de diaporama, sont en vérité assez limitées par le fait qu'on ne peut intégrer que des documents présents sur le site et surtout par le fait qu'on ne peut pas les exploiter en dehors du site (notamment par le biais d'un widget insérable sur un blog ou un autre site internet comme le permet Youtube par exemple). Tout ça pour quoi, au juste ? Au final, j'ai surtout eu l'impression d'avoir affaire à une espèce de galerie d'images d'Epinal, dont la contextualisation minimale semble être au service d'un discours très consensuel et très basique sur l'histoire américaine.

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