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29.12.2007

Archivopedia : une encyclopédie archivistique en ligne

Mais qui se trouve derrière Archivopedia ? Qui a eu cette géniale idée de proposer à la communauté archivistique, un wiki, complété d'un point d'accès unique (intitulé EAD Central Search, tout un programme !) aux ressources de plusieurs dizaines de centres d'archives, une plate-forme de blogs, la syndication de news et d'annonces d'emploi, ainsi qu'un espace d'e-learning ? C'est simple et élégant, y a pas à dire, même si c'est pour l'instant un peu vide de contenu.

Meuuh non, il ne s'agit pas de la nouvelle version du site de la direction des archives de France ! D'abord c'est anglo-saxon,  et vraisemblablement américain. L'absence d'une rubrique "about us" est franchement curieuse, et l'annonce que les versions ultérieures comprendront des fonctionnalités payantes laisse penser qu'une société privée vient de se positionner sur ce qu'elle espère être une niche rémunératrice.

27.12.2007

Evaluation des sites internets culturels

En guise de suite au billet dans lequel je m'amusais à évaluer les sites internet des AD selon une grille assez simplette réalisée très vite et par mes soins, voici un véritable guide d'évaluation des sites internets culturels :

Principes de qualité des sites Internet culturels : guide pratique : Identification des besoins des utilisateurs, des contenus et des critères de qualité pour les sites Internet culturels / publié par le groupe de travail 5 de Minerva, 2005.

Extrait de l'introduction :

"Ce document examine et commente les dix « principes de qualité » publiés par le projet Minerva (...). Les dix principes de qualité sont destinés aux sites Internet culturels des musées, bibliothèques, services d’archives et autres établissements
culturels (...).

Un site internet de qualité doit être : identifiable ● pertinent ● maintenu ● accessible  orienté utilisateur ● réactif ● multilingue ●  interopérable ● respectueux des droits ● pérenne".

 

 

26.12.2007

ERA : le système d'archivage électronique du NARA

Via le site NARA

ERA (Electronic Records Archives) est le système d'archivage électronique (versement, conservation, consultation) que sont en train en train de développer les Archives  nationales des Etats-Unis (NARA). Le développement du système a été confié à la société Lockheed Martin, laquelle s'est vu confier le projet il y a deux ans et devait initalement livrer l'ensemble du système en septembre 2007. En cours de route, le calendrier initial a été revu, la société s'engageant à développer trois "pilots" (modules ?) complémentaires, permettant de mettre en place progressivement les différentes fonctionnalités. Le premier "pilot" a été livré en septembre dernier et a passé avec succès les tests du NARA. Le second module sera livré sous peu, le troisième en mars 2008, le tout devant être fonctionnel en juin 2008.

Le compte-rendu de la dernière AG d'EURBICA (Varsovie, mai 2006) précise qu'en 2005, le Congrès a alloué 308 millions de dollars à NARA (jusqu’en 2012) pour le projet ERA, qui compte plusieurs partenaires outre NARA, à savoir la NASA, San Diego Supercomputer Center, et la Bibliothèque du Congrès.

23.12.2007

Sites internet d'archives départementales : une évaluation

Je me suis amusée à visiter tous les sites internet d'Archives départementales et à les évaluer selon une grille maison. J'ai retenu 73 sites pour 104 services d'archives répertoriés, DOM-TOM compris. En réalité, seuls 37 services disposent d'un site qui leur est entièrement dédié. Les autres disposent seulement d'une à plusieurs pages sur le site du conseil général. Parmi ceux-là, je n'en ai retenu que 37, parce que les pages qui leur sont consacrées présentent un minimum de ressources et de fonctionnalités et ne se limitent pas à une présentation générale du service, ou parce qu'ils se complètent de sites dédiés à la consultation des archives numérisées. Ainsi, je n'ai retenu ni l'Allier, ni le Gard, ni le Lot, mais, après moult hésitations, j'ai retenu les Ardennes, parce qu'on y trouve un annuaire des partenaires culturels du service d'archives départementales et deux outils sommaires permettant de s'orienter dans les archives de l'état-civil et dans celles des notaires. A mon grand regret, le sites du Morbihan est inacessible en ce moment.

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17.12.2007

L'archivage électronique en France : quel panorama ?

Ayant glané quelques éléments intéressants sur SPAR, le dépôt numérique de la BnF, dans une conférence de presse de Bruno Racine (psdt de la Bnf) datée du 13 novembre 2007, j'ai voulu faire un peu le point. Je me souvenais vaguement avoir entendu parlé de Pilae, le projet de plate-forme d'archivage de la DAF, d'un projet de même nature porté par les AD des Yvelines, où en est donc tout ça ? 

Pas facile de faire le point ! Ne surtout pas compter sur le site de la DAF. Le dernier bulletin sur l'archivage électronique a plus d'un an (il date de septembre 2006). Quant à la page "archivage électronique", elle renvoie vers des trucs sans intérêt, sauf en ce qui concerne le lien vers le site de la direction générale de la modernisation de l'Etat. Manque de pot, le lien est invalide !

 Qu'à cela ne tienne, il suffit d'aller directement sur le site Synergies (où l'on trouve plein de choses délicieuses, voir un de mes précédents billets), dans les pages qu'il consacre à l'archivage (voir surtout "l'initiative et ses travaux"). Mais on ne trouvera là que des généralités (ne pas voir là de sens péjoratif !), puisqu'il s'agit de  définir un cadre normatif de conservation à long terme des données et documents numériques. Idem sur le site de l'association des archivistes français, et les précieuses références qu'on trouve sur la page qu'il dédie aux archives électroniques. Enfer et damnation, j'y relève que la DGME n'est pas la seule direction centrale à se soucier de la question et que la direction centrale de la sécurité des systèmes d'information "définit  la politique d'archivage type". J'aurais dû le savoir ! D'ailleurs, une partie des documents présentés par la DGME sont téléchargeables sur le site de la DCSSI.

Pour en savoir plus sur les différents projets en cours, le site de l'association Aristote s'avère d'un précieux recours.Cette association  a pour but de mettre en commun entre grands organismes et grandes entreprises françaises des informations et des réflexions dans les domaines des réseaux et des NTIC. Elle fonctionne en groupes de travail, parmi lesquels le groupe PIN, dédié à la Pérennisation de l'Information Numérique. Le "serveur" du groupe PIN offre différentes ressources, et notamment les différentes  présentations réalisées par les membres du groupe de leurs projets en matière d'archivage.

On peut ainsi en savoir plus sur SPAR et PILAE, mais aussi sur les projets de l'IRCAM, de l'IGN, du CNRS (projet conduit par le CINES), du minutier central des notaires, sur l'informatisation de l'état-civil parisien... Manque une présentation d'Arcade, le projet du ministère des finances, mais on la retrouve ailleurs sur le site d'Aristote, et rien sur le projet des AD 78. 

Et pour avoir une idée de ce qui se concocte à l'étranger, voir les projets recensés par PADI (Preserving Acces to Digital Information, une émanation de la bibliothèque nationale d'Australie).


 

 

14.12.2007

Mary, Moshe, Ahmed, Latoya, Rosa et Su

Shachaf, Pnina and Horowitz, Sarah M. (2007), Virtual reference service evaluation: Adherence to RUSA behavioral guidelines and IFLA digital reference guidelines.

Pintiniblog signale la publication de cette étude, qui vise à évaluer comment les services de référence par mèl des bibliothèques appliquent les recommandations en la matière du RUSA et de l'IFLA. A cette occasion, ils ont cherché à vérifier l'hypothèse selon laquelle l'origine ethnique ou religieuse de l'usager influerait sur la réponse obtenue. Ils ont donc adressé aux 54 bibliothèques retenues, 6 questions, chacune sous une identité différente, sous laquelle on devinait une anglo-saxonne blanche et chrétienne (Mary), une latino-américaine (Rosa), un juif (Moshe), un musulman (Ahmed), un afro-américain (Latoya) et une chinoise (Su).

Au dépouillement, des différences de traitement leur sont en effet apparues. Certaines des règles relevant de la courtoisie établies par le RUSA ou l'IFLA ne semblent pas appliquées avec la même rigueur selon l'idendité du demandeur. Par exemple, Ahmed a reçu moins souvent que Rosa des messages commençant par la formule "Hello", ou encore les bibliothécaires ont moins souvent signé de leur nom ou donné des indications pour les contacter à Ahmed et Moshe, qu'ils ne l'ont fait envers Rosa. Même si ces différences, une fois passées au tamis de la méthode statistique, ne s'avèrent peut-être pas significatives, les auteurs concluent que les bibliothécaires ont tout intérêt à se méfier de leurs propres comportements et que leurs institutions peuvent les y aider en mettant en place des formations et des règles appropriées. 

 

11.12.2007

Prescriptions élaborées par L'ICA pour l'exposition des documents d'archives

L'ICA vient de publier un document intitulé Guidelines on exhibiting archival materials (Lignes directrices pour les expositions d'archives). Voir la présentation sur le site de l'ICA.

Fondé sur les normes nationales et internationales, et particulièrement sur la norme française NF Z40-010 (Prescriptions de conservation des documents graphiques et photographiques dans le cadre d'une exposition),  à laquelle l'introduction rend un hommage mérité, ce document a notamment pour but de servir de référence commune aux prêteurs et aux emprunteurs dans le cas d'expositions internationales.

09.12.2007

Nos données sont publiques : elles peuvent être réutilisées librement

Je ne me doutais pas, en m'y rendant, combien j'allais trouver passionnant le colloque des 6 et 7 décembre sur "l'exploitation et la valorisation des données du patrimoine culturel : enjeux juridiques et pratiques institutionnelles". Au coeur de la problématique, l'application de l'ordonnance du 6 juin 2005 modifiant la loi n°78-753 du 17 juillet 1978, portant diverses mesures d'amélioration des relations entre l'administration et le public et diverses dispositions d'ordre administratif, social et fiscal (mais si, la loi de 78 sur les documents administratifs, quoi !), de manière à inscrire dans la législation française la directive européenne 2003/98/CE du 17 novembre 2003 concernant la réutilisation des informations du secteur public.

Le pitch est simplissime : les informations publiques  peuvent être utilisées par toute personne qui le souhaite à d'autres fins que celle de la mission de service public pour les besoins de laquelle les documents ont été élaborés ou sont détenus.

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03.12.2007

Flickr : y aller pour faire quoi ?

Quelques institutions patrimoniales sur Flickr, où l'on trouve même un groupe dédié aux archives (archives & archivists on flickr). Avec ses 16 membres, il fait piètre figure à côté de celui consacré aux bibliothèques (Libraries and Librarians), fort de plus de 1000 membres. Les musées aussi sont sur flickr, et notamment le musée du quai Branly, lequel décline d'ailleurs sur plusieurs sites du web social (c'est comme ça qu'on dit, je crois) des compléments à son site officiel, comme nous l'apprend un post du blog Des bibliothèques 2.0. On le trouve notamment sur MySpace, où il a rejoint le Centre Pompidou (qui compte plus de 4000 amis sur MySpace) et plein de musées américains (on les repère facilement, ils sont tous amis du centre Georges Pompidou).

Sur les comptes Flickr archives ou bibliothèques, on trouve beaucoup, beaucoup de photos prises à l'occasion de galas, d'animations, de fêtes diverses...  Des documents d'archives aussi, mais comme les institutions représentées sont le plus souvent des bibliothèques universitaires, les archives consistent essentiellement en vieilles photos de promotions, de galas, de compétitions sportives.. Vu de France, ça fait vite bailler et, manifestement, cela ne déclenche guère l'intérêt des foules (flickr indique le nombre de fois où les photos ont été vues). A noter quand même, l'idée de la Monroe County Public Library, qui met en ligne une collection de plus de 500 laissez-passer établis pendant la Seconde Guerre mondiale, avec appels à commentaires et corrections, mais cela ne semble guère avoir trouvé d'écho ("l'utilisateur ne vient pas par hasard", une des 15 règles d'or établies par le blog Marketing et innovation pour le web 2.0).

Beaucoup plus intéressant est le projet PhotosNormandie, qui n'est porté ni par un centre d'archives, ni par une bibliothèque. A l'origine de ce projet, plus de 2000 images en provenance des collections des Archives Nationales Américaines, des Archives Nationales du Canada, de l'Imperial War Museum de Grande-Bretagne, ou appartenant à des personnes privés, toutes réunies et présentées sur Archives Normandie 1939-1945, puis sur Flickr afin de profiter des possiblités collaboratives qu'offre le site pour compléter et réviser les légendes. " Du 30 janvier au 30 octobre 2007, 2738 légendes ont été complétées, corrigées et mises à jour [certaines photos ont été corrigées plusieurs fois...]."

 

 


 

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